HCA : colloque international de deux jours sur la vie et l’œuvre de Belaïd Aït-Ali



TIZI WEZZU (Tamurt) – « Belaïd Aït-Ali, un auteur et une œuvre : à lire ou à relire », tel est le thème du colloque international de deux jours initié par le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) et dont les travaux sont abrités par l’espace de la grande salle des spectacles de la maison de la culture Mouloud  Mammeri de Tizi-Ouzou.
A l’occasion de ce grand rendez-vous scientifique, qui a regroupé de nombreuses personnalités du monde scientifique et universitaire, et dont le coup de starter a été donné aujourd’hui, le secrétaire général du HCA, El Hachemi Assad, a souligné dans son allocution d’ouverture que ce colloque s’inscrit « dans le sillage de la célébration du 36ème anniversaire du Printemps amazigh qui, cette année coïncide avec la constitutionnalisation de tamazight et sa consécration comme langue nationale et officielle. » El Hachemi Assad qui a tenu à souligner que les débats, autour des thématiques pouvant apporter un éclairage nouveau sur notre langue millénaire, sont « primordiaux » que son développement ne saurait se faire sans la connaissance des pionniers. « C‘est grâce aux travaux des défricheurs qui commencèrent par Apulée en passant par Belaïd Aït-Ali, poursuit le secrétaire général du HCA, qu’aujourd’hui, nous avons une base de connaissance, d’observations, de savoirs et de technicités qui nous permettent de nous projeter dans l’avenir. (…). » Le premier responsable du HCA a révélé également que « notre objectif est d’œuvrer à l’introduction de l’ensemble des beaux textes de notre littérature, sans exclusion aucune, dans les programmes de l’école algérienne ».
A ce propos, El hachemi Assad a avoué qu’il est  « heureux et fier de dire que ce travail, nous l’entamons avec en concertation avec notre partenaire, le ministère de l’éducation nationale. » Plus tard, dans un point de presse, le secrétaire général du HCA rappellera les grandes réalisations de l’institution qu’il dirige. El hachemi Assad indiquera également que l’année 2016 s’inscrit dans le prolongement de la nouvelle vision préconisée en 2014. « Nous canaliserons, poursuit-il, nos efforts afin de faire aboutir des projets menés conjointement avec nos partenaires après les signatures simultanées des protocoles cadres, particulièrement avec les départements ministériels de l’éducation nationale, de la culture et de la communication où il est également question d’accroitre nos activités scientifiques pour prendre en charge des problématiques spécifiques à l’aménagement de la standardisation de la langue et la connaissance de notre histoire. » Concernant le volet inhérent à la formation destinée aux corps enseignants et à la corporation des journalistes exerçant en tamazight, El Hachemi Assad indiquera que le projet « figure en bonne place dans le programme du HCA. » Le premier responsable du HCA affirmera également que l’institution qu’il dirige «  avec son organisation, ses experts-consultants, ses capacités d’exécution et son expérience, peut répondre aux exigences de la concrétisation de l’officialisation de la langue amazighe. »
Enfin El Hachemi Assad n’omettra pas de signaler que « notre coutume de toujours travailler en synergie avec un réseau d’universitaires y est pour beaucoup et que le HCA ne négligera pas non plus la possibilité de faire appel à d’autres compétences nationales existantes afin d’élargir encore son action et on envergure. » Pour sa part le wali, Brahim Merred, sera prolixe dans son discours à l’occasion de l’ouverture officielle de colloque international sur Belaïd Aït-Ali, considéré comme l’un des pionniers les plus célèbres et les plus productifs de la littérature et l’histoire amazighes. Brahim Merred, maîtrisant à la perfection le verbe, commencera par souligner le contexte dans lequel intervient ce colloque (commémoration du Printemps amazigh) avant d’énumérer les différentes réalisations rentrant dans le cadre de l’amazighité et enfin signaler la dimension de Belaïd Aït-Ali tout en retraçant son itinéraire.
C’est Brahim Merred, par ses connaissances savantes, qui informera encore l’assistance, fort nombreuse, sur la fin de vie de Belaïd Aït-Ali. « Menant une vie de bohème, il a connu l’errance et surtout la marginalité, à la manière de son aîné, le poète Si-Muh-Umhand, et comme celui-ci, il a rendu l’âme dans un établissement hospitalier : il mourut effectivement en 1950 dans un hôpital de Mascara », a révélé Brahim Merred.  D’aucuns ont considéré que l’intervention du wali était égale en portée scientifique à celles des autres conférenciers invités à participer à ce colloque.
 Addenda : Après le départ des officiels, la salle se vida hélas. Les conférenciers ont discouru à une assistance composée moins d’une vingtaine de personnes. En revanche, à l’heure du déjeuner, une foule joua des coudes pour gagner le repas. Une situation bien triste dans la mesure où elle est récurrente. Des individus, presque toujours les mêmes viennent à ce genre de rendez-vous rien que se taper un repas aux « frais de la princesse ». Y a-t-il un qualificatif bien précis pour désigner ce genre d’individus ? Des affamés dont la  faim est surtout causée par leur grande indigence intellectuelle. Pour un repas que leurs cerveaux malades interprètent comme « gratuit », ces gens-là, qui sont, rappelons-le, toujours les mêmes, sont capables de proposer les fesses, encore tendres ou usées par le temps, ou encore par le tapotage excessif de mains mâles et viriles, de leur propres mères sur la place publique.  En définitive, ces crèves –la faim  sont la définition même de l’indécence. 
 De Tizi-Ouzou, Saïd Tissegouine, pour Tamurt

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