Hillary Clinton interrogée par le FBI à propos de ses « lettres secrètes »



La probable candidate démocrate à la présidentielle américaine, Hillary Clinton, a mis de côté sa campagne électorale pour répondre aux enquêteurs du FBI samedi matin.

Elle s’est rendue au bureau du FBI à Washington de son plein gré pour répondre, pendant environ 3 heures et demie, à un interrogatoire concernant la très médiatisée « affaire des e-mails »: quand elle occupait encore le poste de secrétaire d’État, elle avait utilisé son courriel personnel pour une correspondance de service et sur 1 800 messages confidentiels, 22 étaient estampillés « secret défense ».

En clair: même un hacker débutant aurait été capable de pirater la boîte personnelle de Clinton. Sur le déroulement de l’interrogatoire, les deux parties gardent le silence et soulignent seulement que « la conversation a été constructive et bienveillante ». Selon certaines informations, au moins 30 enquêteurs du FBI travaillent actuellement sur l’affaire Clinton. N’importe quel autre haut fonctionnaire américain risquerait la prison pour une telle négligence dans l’exercice de ses fonctions (après tout il pourrait s’agir d’une fuite de secrets d’État) mais Clinton arrive pour l’instant à se tirer d’affaire — ce qui lui vaut déjà le surnom de « téflon » car la série de scandales qui s’accumulent autour d’elle n’affecte en rien sa carrière. Aujourd’hui, Clinton reste un atout pratique et proche de l’élite américaine, surtout si on la compare à son principal concurrent dans la course présidentielle — l’imprévisible milliardaire Donald Trump. Cette affaire, qui sera certainement étouffée, est parsemée de questions sans réponses. Reste à savoir quel sera finalement le chef d’accusation et si celui-ci sera prononcé contre l’ex-First Lady.

Les démocrates souhaitent que toute cette agitation cesse avant le 24 juillet, date à laquelle Clinton devra être officiellement désignée au congrès du parti démocrate comme sa représentante pour l’élection du 8 novembre. Si une accusation, qui plus est grave, était avancée contre elle après cette étape, cela ouvrirait à Trump une « autoroute » vers la présidence. Le candidat républicain, lui, s’inquiète pour une autre raison: le milliardaire exige des explications du couple Clinton et de la procureure générale des USA après que Bill Clinton a organisé la semaine dernière une réunion discrète avec la procureure générale Loretta Lynch, qu’il avait aidée à obtenir une promotion de carrière, sur la piste d’atterrissage de l’aéroport de Phoenix.

Lynch a prétendu que cette rencontre était due au hasard même si on imagine le sujet de la conversation entre ces deux bons vieux amis… Il est évident que désormais Lynch risque de perdre sa place de procureure générale si elle faisait pression sur l’enquête. C’est pourquoi, d’ailleurs, les analystes ont déjà qualifié ce mauvais service rendu par Clinton à son épouse de « raté sans précédent d’un président autrefois rusé » et de « meilleur cadeau pour Trump ».

Ces derniers temps, le candidat républicain exprime une thèse partagée par de nombreux électeurs: le couple Clinton « reste encore au-dessus de la loi et hors la loi ». Cette rencontre sur la piste d’atterrissage tombe donc à pic pour Trump. Bernie Sanders, principal concurrent de Clinton chez les démocrates, a d’ailleurs renoncé à soutenir l’ex-secrétaire d’État en fin de course présidentielle après avoir appris la nouvelle.

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