Houria Aïchi redonne la voix aux grandes voix algériennes



Renayate (les Chanteuses) est le dernier album de l’icône de la chanson chaouie.

Un album œcuménique est cet opus Renayate. On connaissait Houria Aïchi en porteuse de voix des montagnes rugueuses des Aurès, on la découvre ici en porte-parole (le temps d’un CD) d’illustres chanteuses algériennes. En onze chansons, Houria Aïchi a repris des voix connues. Cristallines pour certaines, graves pour d’autres. Toutes porteuses de la diversité. Celles de Fadhila Dzaïria, Djura, Rimitti, Beggar Hadda, Cherifa, Meriem Fekkaï, Saloua, Fadela d’Oran et Aïcha Lebgaa. Des voix qui ont chacune à ma manière ont marqué le répertoire musical algérien.

Certaines d’entre elles ont disparu sans avoir pu se produire un jour en public, d’autres ont connu la reconnaissance, comme Remitti, au soir de leur vie. Elles sont d’une autre période. Elles ont chanté l’amour, la fête, la séparation et la dureté de la vie pour les femmes. Leurs albums sont pour la plupart rares, voire introuvables chez les disquaires. Goumari de Aïcha Lebgaa, Thlatha toulas de Djura, Cheche de Zoulikha, Arouel de Beggar Hadda, ou Mabrouk lferh de Cherifa sont parmi les plus fascinants titres de la chanson féminine algérienne.

Cet album invite au voyage dans le temps et l’espace, car il embrasse les quatre coins du pays. Ranayate est à écouter. Un seul souhait qu’il soit disponible en Algérie.

Chapeau bas la Chaouia.

Hamid Arab

Renayate, de Houria Aïchi, chez Accords croisés et Harmonia Mundi

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