Il aura lieu aujourd’hui à Tizi Ouzou “Colloque sur Belaid At Ali”



TIZ WEZZU (Tamurt) – La vie et l’œuvre de l’écrivain kabyle, Belaid At Ali, seront passées au crible hier et aujourd’hui, par des spécistes venus de divers horizons, à l’occasion d’un colloque organisé à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou.
Les organisateurs ont choisi d’intituler ce colloque : « Belaid At Ali (1909-1950). Un auteur et une œuvre à (re) lire». Les organisateurs précisent également que ce colloque important et premier du genre est organisé à l’occasion de la célébration du 36e anniversaire du Printemps Amazigh, les 24 et 25 avril courant, à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.

Préparée en collaboration avec le Laboratoire de l’Aménagement et de l’Enseignement de la Langue Amazighe de l’université Mouloud Mammeri et avec le soutien de la Direction de la Culture de la Wilaya de Tizi-Ouzou, cette importante manifestation scientifique réunira un large panel de chercheurs algériens et étrangers, apprend-on en outre.
De nombreux universitaires-chercheurs seront au rendez-vous et animeront des conférences. Il s’agit d’universitaires exerçant à l’INALCO de Paris mais aussi dans les différents départements de langues et cultues amazighes de Kabylie comme Mohand Akli Haddaddou, Mhamed Djelaoui, Kamel Bouamara, Nora Tigziri, Allaoua Rabhi, Rabah Kahlouche etc.
Rappelons que Belaid Ath Ali, de son vrai nom Izarar Belaid, est un auteur d’expression amazighe. Il est né le 25 novembre 1909 à Bouira; il est mort prématurément à l’âge de 41 ans. Son œuvre constitue un moment important dans l’histoire de la littérature amazighe de Kabylie. Tout en reprenant des genres et des textes de l’oralité traditionnelle, Belaid At Ali les a retravaillés pour y injecter une tendance à la modernité littéraire.
La position de cet auteur vis-à-vis de la tradition littéraire est critique et favorise de nouvelles attitudes créatives. “A titre illustratif, son texte Lwali n udrar, écrit durant les années quarante et qu’on considère désormais comme le premier roman en tamazight, et son texte Tafunast igujilen, texte récrit d’une version traditionnelle, sont écrits dans un style captivant mêlant merveilleux et humanisme”. expliquent les spécialistes.
Lyès Medrati pour Tamurt

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