Il aura lieu du 24 au 31 juillet à Souamaâ : Le festival Racont’Arts échappe totalement au pouvoir



De par sa nature dictatoriale, le pouvoir algérien ne laisse rien lui échapper surtout pas les activités culturelles. Il n’y a pas une initiative culturelle sérieuse sans que le pouvoir, par l’intermédiaire de ses relais locaux souvent serviles et dociles, ne s’en accapare en ne lésinant pas sur les moyens et les méthodes les plus indécents pour atteindre ses fins.

Malgré cette politique de récupération tous azimuts, il n’en demeure pas moins que des espaces de résistance et de libertés culturelles demeures existants et leurs initiateurs se battent autant que faire se peut pour sauvegarder leur autonomie pour ne pas être obligés de se compromettre avec le pouvoir.  C’est le cas du festival culturel Racont’Arts, initié par un groupe de citoyens de la wilaya de Tizi Wezzu. Chaque année, les organisateurs de ce festival pluridisciplinaire sont au rendez-vous en dépit d’un climat des plus hostiles ainsi que du peu de moyens financiers.  Cette fois-ci, le rendez-vous est donné dans la région de Souamâa, près de Mekla du 24 au 31 juillet prochain.

Des écrivains, des chanteurs et des poètes seront les hôtes de cette localité. Dès le coup d’envoi de Racont’Arts, il y aura d’abord un certain nombre de conférences-débat notamment sur le royaume de Koukou qui seront animées par Jamil Aisssani,  Djamel Ait Iften, Ali Nait Djoudi, etc. Pour la tenue des ces conférences et des autres activités prévues, les organisateurs ont aménagé de nombreux espaces comme les établissements scolaires. On a appris en outre que de nombreux écrivains et romanciers seront à Souamâa pour présenter leurs livres et les dédicacer. C’est le cas de Ali Akkache qui va signer son recueil de poèmes « Tafat », Faouzia Laradi et son livre « Faux pas », Djamel Mati et son « Yoko », Lazhari Labtar avec  sa « Cuillère et autres petits riens, Sarah Haider et son roman « La morsure du coquelicot », Aicha Bouabaci avec  «Le désordre humain raconté à mon petit fils» et enfin Arezki Metref et son livre «La traversée du somnambule».

Le rendez-vous de Saoumaâ sera aussi une occasion pour des présentations théâtrales, des contes avec des participants de France, l’Italie, le Maroc, la Tunisie et le Congo. Un hommage sera rendu à Kateb Yacine à travers le documentaire La troisième vie de Kateb Yacine de Brahim Hadj Slimane. L’auteur et cinéaste Frédérique Devaux présentera son essai «De la naissance  du cinéma kabyle au cinéma amazigh». Comme on peut le constater, le festival Racont’Arts est une véritable bouffée d’oxygène dans un ciel pollué par la culture officielle dont le seul objectif se limite à donner de la légitimité à un pouvoir qui n’en a aucune.

Tahar Khellaf pour Tamurt

Lire l’article depuis sa source : tamurt.info

Laisser un commentaire