Il était chef de bureau de La dépêche de Kabylie : Khaled Zahem limogé de son poste de DAS de la wilaya de Batna



Ayant soutenu, bec et angle, Amara Benyounès dans l’entreprise du lancement de son premier parti politique, à savoir l’UDR (l’Union démocratique et républicaine), l’ex-journaliste Khaled Zahem avait cru pouvoir en tirer les dividendes. C’est méconnaitre à quel point certains hommes politiques sont ingrats.

En effet, en soutenant Amara Benyounès du temps où il était chef de bureau de Tizi Ouzou du journal La dépêche de Kabylie, Khaled Zahem avait dû subir le pire car ce soutien s’était effectué au moment où Amara Benyounès avait publiquement appelé à voter pour Abdelaziz Bouteflika en 2004. Logiquement donc, Khaled Zahem aurait pu être récompensé pour service rendu à Benyounès pour avoir affronté les foudres de la majorité des kabyles, dont les positions politiques étaient et sont toujours connues. Mais lorsque Amara Benyounès s’est retrouvé de nouveau Ministre, en tant que secrétaire général de l’UDR, Khaled Zahem n’a, non seulement pas été appelé à prendre un poste au sein du ministère que dirigeait Benyounès (Khaled Zahem étant dotés de capacités intellectuelles incontestables), il a été viré sans état d’âme de son poste de chef de bureau du journal « La dépêche de Kabylie » au moment où l’un de ses anciens subalternes, à savoir Djaffar Chilab, a été désigné directeur de la rédaction, alors que ce dernier n’a jamais rédigé le moindre article politique. Ce qui était tout à fait le contraire du cas de Khaled Zahem. Cet ancien du parti du Pags (Parti d’avant-garde socialiste) a passé des années à plaider, avec sa plume, la cause de Amara Benyounès, parfois, voire souvent, sans aucune conviction.

Après avoir été lâché, sans aucune considération, par Amara Benyounès, qui lui a préféré Djaffar Chilab, Khaled Zahem s’est rapproché de l’ancien wali de Tizi Ouzou, Hocine Mazouz, aujourd’hui secrétaire général du ministère de l’Intérieur. Ce dernier, une fois muté en tant que wali à Batna, a installé Khaled Zahem comme directeur de wilaya de l’action sociale. Mais, cette gratification a fait long feu puisque Khaled Zahem, a été limogé de ce poste. Il est revenu dans sa ville d’origine à Tizi Ouzou après avoir perdu ses privilèges, mais en apprenant une grande leçon : celle de l’ingratitude de la nature humaine, surtout quand il s’agit des hommes politiques qui soutiennent le régime en place.

Lyès Medrati pour Tamurt

Source : tamurt.info

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