Installation d’un groupe de travail interministériel pour la prise en charge de l’autisme



Un groupe de travail interministériel a été installé mercredi à Alger pour la mise en place d’une feuille de route afin d’améliorer la prise en charge de l’autisme.

L’installation de ce groupe ministériel intervient suite aux journées d’étude organisées par le ministère les 2 et 3 avril dernier coïncidant avec la journée mondiale de l’autisme, a précisé le Pr. Mohamed El-Hadj, directeur des structures sanitaires au ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière.

Cette démarche a pour finalité la mise en place d’un plan d’action pour lancer un programme national de prise en charge de l’autisme en Algérie qui repose essentiellement sur la formation des différents encadreurs et les parties concernées dans divers départements ministériels dont les secteurs de la Santé, l’Education nationale, la Solidarité nationale et la famille, l’Emploi, le Travail et la Sécurité sociale et l’Enseignement supérieur.

Le ministère de la Santé oeuvrera, conformément aux directives de l’OMS et dans le cadre de cette commission, à dégager un consensus médical sur les spécialités qui interviennent dans le traitement de l’autisme afin de décharger les familles et l’Etat, a expliqué le Pr. El-Hadj, rappelant que le taux de prévalence de l’autisme était de 2 à 4% dans le monde.

De son côté,  le chef du projet et chargé des programmes de santé psychiatrique au ministère de la Santé, Mohamed Chekali, a souligné l’importance du projet qui s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de la santé du citoyen à travers la mise en place d’un consensus national et un plan d’action uni afin de lancer les études épidémiologiques sur l’autisme et s’enquérir des activités de chaque secteur pour répondre aux besoins de cette catégorie de malades.

Pour sa part, le chef de service pédiatrie à l’établissement hospitalier Mohamed Lamine Debaghine (ex Maillot), le Pr. Abdennour Araba a salué cette initiative qui contribuera non seulement à améliorer le traitement mais aussi à atténuer la charge sur les familles qui, depuis la naissance du l’enfant, galèrent pour assurer une prise en charge jusqu’à l’âge de la scolarité.

Il a, dans ce sens, déploré le retard enregistré en matière de prise en charge de l’handicap en Algérie y compris l’autisme souhaitant que le groupe ministériel qui vient d’être installé puisse jouer un rôle dans la prise en charge médicale et sociale à travers l’insertion de cette catégorie.

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