Irrité par les critiques, Alger proteste auprès des autorités françaises



Au palais de Zéralda, on n’a pas apprécié les articles peu amènes de la presse française contre le clan présidentiel. A quelques jours d’une visite importante du gouvernement français à Alger, les relations se corsent entre les deux capitales.

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a élevé, mercredi, une protestation énergique auprès de l’ambassadeur de France, Bernard Emie, qui a été convoqué au siège du ministère des Affaires étrangères suite à la campagne de presse, hostile à l’Algérie et à ses institutions, menée en France dans différents médias et à travers d’autres activités publiques, annonce l’APS.

Furibard, le ministre Ramtane Lamamra « a fait valoir, dans le communiqué, le fait que ladite campagne malveillante et fallacieuse -que l’invocation de la liberté de la presse ne saurait aucunement justifier- a atteint son paroxysme avec des manipulations diffamatoires délibérément dirigées contre l’institution présidentielle ». En donneur de leçons, il a par ailleurs »souligné la nécessité morale et politique que des autorités françaises qualifiées marquent clairement leur réprobation de cette campagne qui est incompatible avec la qualité et le niveau des relations algéro-françaises ».

Il semble bien qu’il y a de l’eau dans le gaz. Malgré « les relations d’exception », qu’on loue à longueur de déclarations, les oreilles chauffent des deux côtés de la Méditerranée.

A Alger on a la dent dure contre tout ce qui touche au à Abdelaziz Bouteflika. Le chef de l’Etat est intouchable. Aussi, la publication par Le Monde d’un article sur Chakib Khelil et ses acolyse a sans doute la goûte qui a fait déborder le vase. D’autres articles critiques, comme celui du Figaro ayant pour titre « A Alger, le pharaon Bouteflika bâtit la mosquée de la démesure » a fait grincer les dents de plusieurs membres de la clique au pouvoir. Régulièrement, plusieurs analystes sont intervenus en effet pour s’interroger sur la fragilité du pouvoir et son fonctionnement opaque.

Plus habitué aux articles complaisants, le clan Bouteflika ne supporte pas la critique. N’a-t-il pas acheté il y a quelques mois plusieurs pages publicitaires dans Le Figaro et Le Monde pour redorer son blason ? Cette sortie médiatique en dit long sur l’énervement qui a gagné les huiles au pouvoir.

Cette crise tombe mal à quelques jours de la visite de Manuel Valls accompagné d’une partie de son gouvernement à Alger.

L.M.

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