Islam en France: les sénateurs veulent limiter l’influence des pays d’origine



La mission d’information sur l’organisation de l’islam en France a dévoilé son nouveau rapport intitulé « De l’islam en France à un islam de France, établir la transparence et lever les ambiguïtés ».

Les rapporteurs de la mission Nathalie Goulet (UDI) et André Reichardt (LR) font des recommandations dans le respect de la loi de séparation des cultes et de l’Etat et préconisent une limitation de l’influence des pays d’origine, notamment dans la formation des imams.

« Si on veut être conforme à la loi de 1905, l’Etat peut encadrer, aider, accompagner, mais il ne doit pas prendre des initiatives », a expliqué Mme Goulet citée par l’AFP.

Présidée par Corinne Féret (PS), la mission se montre plutôt critique sur l’action de l’Etat face à l’islam, dont les fidèles forment la première communauté musulmane d’Europe, estimée à plus de 4 millions de membres.

Les auteurs du rapport se penchent notamment sur la pratique des « imams détachés » par des Etats étrangers — environ 300, qui souvent « maîtrisent mal le français », selon le document.

Cette situation illustre, d’après eux, « la double sincérité du discours officiel sur la nécessité de limiter l’influence des pays d’origine quand, dans le même temps », on « passe des accords avec plusieurs d’entre eux », dont l’Algérie et le Maroc.

Observant en outre la perspective d’une « taxe halal », la mission estime qu’elle n’est envisageable qu’à condition de mise en place « par les représentants du culte eux-mêmes comme une redevance privée pour services rendus ».

Dans le même temps, la mission recommande d' »augmenter la périodicité des contrôles » pour la cinquantaine d’écoles et collèges-lycées musulmans actifs en France, dont seulement cinq sont sous contrat.

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