« World Politics Review » : les islamistes en Algérie profondément fracturée, se dirigent vers une débâcle électorale inédite.



Le magazine world politics reviews a consacré ce mois-ci un dossier spécial à la mouvance Islamiste en Algérie, dans la foulée des préparatifs de la prochaine échéance politique majeure, à savoir la tenue le mois de mai prochain des élections législatives.  Ce rendez-vous politique d’envergure constitue un ultime test pour les partis Islamistes en très mauvaise posture, et qui ne cessent de perdre du terrain, risquant plus que jamais de subir un véritable revers lors du scrutin du 4 Mai prochain.  Les Islamistes Algériens relève le magazine de réflexion sur les questions d’ordre stratégiques jouent leur dernières cartes avant la date fatidique du 4 mai, en tentant force est de constater d’aborder ce rendez-vous à travers un redéploiement en bloc, dans la perspective de décrocher quelques sièges dans l’hémicycle de la nouvelle assemblée. Cela étant les initiateurs de ces alliances de dernières minutes sont surtout rythmés par le désire d’assurer leur survie politique.

 

 

En tous cas de l’avis de (WPR) cette nouvelle stratégie qui reste très vague sur les réelles intentions de ces nouvelles alliances, initiées en grande partie par un clan d’agitateur de l’Islamo- sphère, tente tant bien que mal de redonner un nouveau souffle à une mouvance qui ne pèse désormais plus sur l’échiquier politique Algérien. Sa déroute est la résultante d’un anachronisme durable de l’Islam politique en Algérie.

 

Le mouvement pour une société de la paix, ou le MSP, la plus importante formation islamiste en Algérie, est la première à avoir annoncé son alliance avec le Front pour le changement, un groupuscule qui s’est détachée de la MSP en 2008. Trois autres partis islamistes en l’occurrence — al-Bina al-Watani, al-Adala et al-Nahda — ont déjà annoncé qu’ils envisageraient de se regrouper dans une alliance électorale. Al-Bina al-Watani est elle-même née d’une explosion du MSP, des alliances qui ne présentent aucun programme, ni vision politique globale, mais comptent jouer sur la corde du bouillonnement antisystème pour séduire un électorat totalement désintéressé des thèses de la mouvance Islamiste.

 

En état tous cas de cause les Algériens ont définitivement prononcé leur divorce avec ce courant, qui ne compte malheureusement pas lâcher le morceau, malgré le discrédit qu’il subit depuis plusieurs années, notamment après l’expérience des années 90, qui a viré au cauchemar, et qui a, a bien des égard montrée, à en croire l’analyse de “world politics reviews” la disqualification de l’Islam politique partout dans le monde Arabe, et plus particulièrement en Algérie. Un pays qui a très souvent opté pour la laïcité comme modèle politique mais qui fleurte insidieusement avec les courants Islamistes à des fins strictement politiciennes.  Mais cette fois-ci l’establishment n’a nulle besoin de faire quoi que ce soit, sauf d’apprécier le spectacle de la déconfiture des Islamistes au lendemain des législatives du 4 Mai prochain.

 

Londres Boudjemaa Selimia

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