Kaissa Khalifi : Poétesse jusqu’au bout du cœur.



Un ami m’a demandé d’écrire un article sur Kaissa Khalifi pour l’encourager à aller de l’avant dans son aventure littéraire. J’avais l’habitude d’écrire des contes, des fables ou des histoires…Je faisais appel à mon imagination pour m’en sortir. Mais cette fois, je dois parler d’une femme que je ne connaissais pas ou si peu. Une femme passionnée par l’écriture en général et la poésie en particulier.

Toute la journée, je cherchais le meilleur moyen de présenter cette écrivaine avec la peur de décevoir qui brisait mes certitudes et fortifiait mes doutes. Les sages paroles de Mouloud Feraoun m’incitent à la vigilance : « L’écrivain n’a pas le droit de parler à la légère de ses semblables. »

Certes, nous sommes des amis virtuels sur Face Book mais je dois avouer que c’est une femme extrêmement timide et réservée. Heureusement, je me suis rappelé qu’elle écrivait en langue Amazigh dans les journaux : « Tighremt » et « Aghmis n yimazighen. » J’ai retrouvé quatre de ses articles, tous consacrés à des poètes et des poétesses. Elle a interviewé Linda Busekku et Lilia Saâdi. Elle a presenté la publication de Kenza Djurdjura (Lbenna usefru) et Mhenni Khalifi  ( Tifrat).

A la lumière de tous ces articles, je déduis que Kaissa accorde une grande importance aux autres poètes en essayant de les faire connaitre et de promouvoir leurs œuvres, un trait de caractère qui renseigne sur la grandeur et la générosité de son âme.

Finalement, j’ai pu glaner quelques bribes d’informations sur le cheminement littéraire de Kaissa Khalifi fait de petits pas en avant, en respectant à la lettre l’adage qui disait : « Doucement mais sûrement. »

Kaissa Khalifi est née à Ait-Smail, village situé à Bejaïa, rendu célèbre par le dynamisme de son association culturelle dénommée « Adrar n fad. » Elle a d’abord commencé à écrire de courts textes pour raconter sa vie quotidienne faite de hauts et de bas. Puis, elle s’est mise à écrire ses premiers poèmes dictés par une sensibilité débordante et hors du commun dont se prévalent les poètes en général et Kaissa Khalifi en particulier.

Son premier recueil de poèmes intitulé « Kem-deg-i » verra le jour grâce à l’association culturelle « Adrar n fad ». Comme l’appétit vient en écrivant, elle s’attaque à un autre genre littéraire, la nouvelle en l’occurrence. Malheureusement, son recueil de nouvelles intitulé « Ccfawat n teqcict/ Souvenirs d’enfance », attend désespérément un éditeur depuis deux(2) ans.

Pour couronner le tout, Kaissa Kalifi publie un roman préfacé par Kamal Bouamara, intitulé « Ihulfan » qui veut dire : sentiments ou émotions.

Un  titre bien choisi qui illustre parfaitement la philosophie de l’auteur qui milite pour un monde plus humain régi par de nobles sentiments et non un monde matérialiste et inhumain régi par les lois de la jungle.

Pour terminer, je souhaite bon courage à Kaissa la journaliste, la poétesse, la nouvelliste, la romancière. Je demande à tous mes amis/amies de Kabylie info/ Face Book, mes amis/amies randonneurs de Sahel, de Tubiret, de Bgayet, les randonneurs du Djurdjura d’encourager Kaissa Khalifi en achetant ses livres, en les lisant et en faisant leur promotion auprès de toutes vos connaissances.

Par Hammar Boussad.

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