La cité Ath Ali Oukaci dans l’oubli



Le quartier Ath Ali Oukaci, situé en périphérie Nord du chef-lieu de commune de Saharidj, fait partie du village, vieux Saharidj, mais s’est retrouvé du fait de l’extension de cette importante agglomération, inclus dans le périmètre urbain. Ce quartier est, pour rappel, un ancien camp de concentration aménagé par les forces coloniales où sont regroupés les habitants des villages que l’armée française a rasés entre 1957 et 1959, et qui sont Ivelvaren, Ath Ighil Hemadh, Aht Ali Outhemim et Aggach. Le quartier Ath Ali Oukaci existait, donc, bien avant les années 1940 et compte à l’heure actuelle environ quatre vingt foyers qui se partagent six cent (600) âmes. Malheureusement, hormis l’électricité, l’AEP et le gaz naturel, il n’a jusqu’au jour d’aujourd’hui bénéficié d’aucune autre commodité, dont a bénéficié le chef-lieu de commune, notamment sur le volet aménagement. À ce propos, au niveau de ce quartier, il existe une unique piste de quelques cinq cent mètres laquelle n’est pas bitumée. Elle est toujours poussiéreuse en été et carrément impraticable en hiver, et ce, à cause de la qualité du sol gluant et argileux dont la boue colle aux pieds et empêche tout déplacement tant sur cette unique piste que sur les allées à l’intérieur de ce quartier martyr. A cela s’ajoute une dangereuse ligne électrique de distribution réalisée dans les années 1970, et dont les câbles usés enregistrent de fréquentes chutes durant les violentes tempêtes de l’hiver sur ces hauteurs. Ces câbles constituent un véritable danger pour les riverains alors que le quartier mitoyen Ighil Ouzekour a bénéficié, il y a deux ans, d’un changement en ligne dite torsadée. Une quinzaine de nouvelles habitations réalisées dans le programme auto-construction n’ont aucune de ces commodités, notamment l’électricité, alors que plusieurs requêtes ont été adressées à toutes les autorités par les bénéficiaires pour une insignifiante extension du réseau électrique mais restées sans suite. L’un des représentants des habitants de ce quartier durement lésé qui a abordé le wali, lors de sa visite d’inspection dans cette commune durant la dernière semaine du mois de janvier écoulé, fera réagir le premier magistrat qui a attentivement écouté ses doléances. Ce dernier a, donc, demandé à tous les organismes concernés de lui faire parvenir le dossier de ce quartier, Ath Ali Oukaci. Ce qui a donne de l’espoir au résidents de voir leurs divers calvaires prendre bientôt fin.

O. S.

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