La Corée du Nord n’utilisera l’arme atomique qu’en cas d’attaque



Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a annoncé que la République populaire démocratique de Corée n’utiliserait pas l’arme atomique, à moins que d’autres puissances nucléaires s’en prennent à sa souveraineté.

Lors du congrès exceptionnel du Parti des travailleurs de Corée (PTC), le premier depuis 1980, le dirigeant Kim Jong-un a indiqué que son pays ne fera usage de ses armes nucléaires qu’en cas d’attaque par une puissance nucléaire.

« En tant qu’État nucléaire responsable, notre République n’utilisera pas l’arme nucléaire à moins que des forces nucléaires hostiles et agressives n’enfreignent sa souveraineté », a-t-il dit.

Cette déclaration, rapportée dimanche 8 mai par l’agence officielle de de presse KCNA, survient au moment où l’inquiétude plane sur les risques que Pyongyang ne se prépare à un cinquième essai nucléaire.

Kim Jong-un avait ouvert vendredi le congrès en célébrant l’essai « historique » de janvier, signe de « la puissance illimitée » de son pays. La Corée du Nord affirme qu’il s’agissait du premier test d’une bombe H, ce dont les experts doutent du fait de l’énergie libérée par cette explosion. Ces dernières années, Pyongyang a mis l’accent sur le développement d’armes tactiques, multipliant les tests, de plus en plus concluants, de systèmes de lancements depuis des sous-marins.

Une normalisation des relations ?

Lors de congrès, le jeune dirigeant a cependant ajouté qu’il souhaitait également œuvrer à la dénucléarisation et à une normalisation des relations avec des États qui ont eu par le passé une attitude hostile vis-à-vis du régime de Pyongyang.

Face aux inquiétudes de la communauté internationale, Kim Jong-Un a visiblement cherché samedi à se poser en leader « responsable ». Il a également appelé à une amélioration des relations avec Séoul en effaçant les malentendus et la méfiance, reprenant des propositions qu’il a déjà avancées par le passé et qui ont conduit à des discussions guère fructueuses avec le Sud.

Au cours de cette grande messe politique, Kim Jong-un a aussi exposé un plan quinquennal visant à pousser la croissance de l’économie nord-coréenne, avec un accent mis sur la production d’électricité, rapporte de son côté le quotidien officiel Rodong Sinmun.

Même si les détails de ce plan n’ont pas été dévoilés, Michael Madden, spécialiste des arcanes du pouvoir nord-coréen, y voit un élément significatif. « Le contraste avec son père est saisissant, il assume publiquement la responsabilité de l’économie et du développement en tant qu’initiateur de la politique. Son père n’avait jamais assumé cette responsabilité », souligne-t-il auprès de l’agence Reuters.

Kim Jong-un, 33 ans, n’était pas né lors du dernier congrès, en 1980. Il avait été organisé pour désigner Kim Jong-il, son père, comme successeur de son propre père, Kim Il-sung, fondateur d’un règne dynastique qui dure depuis près de 70 ans.

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