La décadence de la gestion du régime autocratique de l’Algérie



Après la disparition du rossignol du chaâbi Kabyle, Lounés Khaloui, qui est parti à l’age d’or ou il devait savourer dans la quiétude et au milieux des siens la récolte de sa semence, c’est au tour d’un autre géant du chaâbi qui tire sa révérence, en l’occurrence Amar Ezzahi.

Tous deux chantres de millions de mélomanes ont quitté ce bas monde rendu impitoyable en Algérie par la bêtise humaine sans scrupule. Ils ont été victimes de l’irresponsabilité et de la nonchalance des individus qui ont fait traîner la délivrance des sésames de la prise en charge à l’étranger, parce que d’un milieu populaire modeste, sans passe-droit et n’appartiennent pas au tribalisme de la nomenclature du sérail.

Si c’était un des membres cette nomenklatura qui entretient l’échec économique, un avion spécial aurait été immédiatement mis à sa disposition et transporté aussi l’ensemble de ses proches, qui résideront dans de luxueux hôtels aux frais du contribuable. Combien de ces huiles soignées à l’étranger aux frais du trésor public ?

L’exemple est donné par M. Abdelaziz Bouteflika, qui séjourne plusieurs fois par an en France ou en Suisse pour « contrôle » médical. Cet empressement à se soigner ailleurs laissant les hôpitaux algériens au petit peuple renseigne sur ce patriotisme suspicieux dont il nous gargarise à longueur de discours, en privilégiant sa personne au détriment de la nation.

La disparition de ces monuments de la chanson algérienne, par la faute d’une administration anachronique et corrompue, montre le mépris affiché par la régence à l’encontre du peuple. N’avait-il pas promis de transférer Ezzahi à l’étranger ? N’avait-il pas dépêché son ministre de la Culture pour la pose-photo et l’annonce ? En vain.

Au-delà des cas de ces artistes émérites, combien de malades chroniques sont exclus du droit à la vie, ou ne trouvent pas les médicaments nécessaires pour leurs soins en Algérie ?

Les exemples, ces derniers temps et les défunts Kheloui et Ezzahi ne sont pas uniques dans le pays. Tout le monde le sait : le nouveau système médical est défaillant. La cause ? L’incurie des pouvoirs publics, le manque de moyens matériels adéquats et l’absence d’une volonté politique rigoureuse pour une sérieuse prise en charge du malade en Algérie. La mort dans l’âme, les médecins conseillent à leurs patients de se soigner à l’étranger. Quelle honte !

Presque chaque mois, il y a des appels de familles et des parents dans la presse, demandant aux âmes charitables des dons pour faire soigner leurs proches et enfants à l’étranger, qui parfois sont atteints de maladies rares. Des maladies éradiquées dans le monde moderne refont surface en Algérie, par l’absence de rigueur de gestion. Mais le régime politique fait la sourde oreille, occupé à faire construire avec des milliards de dollars du trésor public, la mégamosquée du Rais, au lieu des infrastructures hospitalières de qualité et du niveau international et autres projets clinquants.

Le domaine de la santé, est devenu chronique par le déficit de compétence de la clique qui gère arbitrairement le pays, l’orgueil et l’égoïsme personnel du chef de l’Etat, qui continu dans l’excès sa gabegie.

Les citoyens meurent dans l’indifférence et l’oubli, mais les artistes ne meurent jamais, ils sont toujours ressuscités par leurs œuvres.

Paix aux âmes de Lounés Kheloui et Amar Ezzahi.

Ali Bendifallah

Source : lematindz.net

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