La démission du Premier ministre n’est pas validée



UkraineLes députés devaient entériner mardi le départ du chef du gouvernement. Mais les négociations pour composer le nouveau cabinet piétinent.

Le parlement ukrainien a clos sa séance mardi sans se prononcer sur la démission du Premier ministre, Arseni Iatseniouk, annoncée dimanche. Il reprendra ses travaux mercredi matin.

Les députés étaient censés entériner la démission d’Arseni Iatseniouk et désigner son successeur, vraisemblablement le président du parlement Volodymyr Groïsman. Mais les négociations sur la composition du nouveau gouvernement sont restées dans l’impasse, ne permettant aucun vote sur le changement de cabinet.

Agé de 38 ans, Volodymyr Groïsman était jusqu’ici considéré comme un fidèle du président Petro Porochenko. Il se serait opposé aux tentatives du chef de l’Etat de placer ses alliés à des postes importants dans le nouveau cabinet afin de renforcer son contrôle sur l’exécutif, selon des médias.

«Marchandage» sur les ministères

«Le vote pour le nouveau gouvernement traîne en longueur à cause du marchandage sur les ministères de l’Energie, de l’Economie et de la Santé», a de son côté résumé sur Twitter un député du parti présidentiel Moustafa Naïem.

Ancien maire de Vinnytsia, ville du centre-ouest du pays, élu à ce poste en 2006 à l’âge de 28 ans seulement, Volodymyr Groïsman a été réélu pour un second mandat, quatre ans plus tard, avec 78% des suffrages.

Reconnu pour avoir notamment développé les routes et les transports publics de cette ville de 370’000 habitants, cet homme est «un accro du travail» avec une «grande capacité à régler les différends», mais qui manque toutefois d’une «vision globale de la situation», selon ses anciens et actuels collaborateurs interrogés par l’AFP.

Au point mord depuis février

La démission d’Arseni Iatseniouk, annoncée dimanche, intervient après des mois de mécontentement en Ukraine en raison de l’insuffisance des réformes promises et de scandales de corruption touchant son entourage.

Pro-occidental nommé à la tête du gouvernement dans la foulée de la chute du régime prorusse de Viktor Ianoukovitch, en février 2014, cet homme avait échappé à la mi-février à une motion de censure du parlement. Mais celle-ci a pratiquement paralysé le travail de son cabinet et a mis en danger la poursuite de l’aide occidentale. (ats/nxp)

Lire l’article depuis sa source : www.24heures.ch

Laisser un commentaire