La droite défend le frein à l’endettement



BudgetLe débat sur le budget de la confédération s’annonce chaud lors de la session d’hiver à venir. Un déficit de 600 millions de francs devra être comblé.

Les finances fédérales devraient accuser l’an prochain un déficit de 600 millions de francs. Le Conseil fédéral a toutefois trouvé une solution pour revenir dans les chiffres noirs: une partie des dépenses d’asile pourrait être amortie au budget extraordinaire.

La droite grogne

Les partis bourgeois refusent tout amollissement du frein aux dépenses, la gauche critique le ministre des finances Ueli Maurer et la réduction des prestations publiques.

L’UDC s’oppose à tout assouplissement du frein à l’endettement, fait-elle savoir. «Le Conseil fédéral s’aligne sur la politique d’endettement de l’UE», écrit le parti dans un communiqué.

Une ruse mal perçue

Et de dénoncer «une astuce de bas étage», qui consiste à budgétiser 400 millions de francs au titre des dépenses extraordinaires pour éluder le frein à l’endettement.

Le but est de dissimuler dans le budget une réalité que le Conseil fédéral, «prétendument de droite», s’obstine à nier, accuse l’UDC: la politique d’asile et ses coûts sont hors de contrôle. Si déjà le gouvernement ne fait rien pour limiter l’immigration, il doit au moins afficher ouvertement les énormes dépenses supplémentaires provoquées par cette mauvaise politique et les soumettre au frein à l’endettement.

Même son de cloche chez le PLR

Le Partis Libéral-Radical se montre également critique face aux plans du Conseil fédéral: «les dépenses extraordinaires ne doivent pas sans cesse affaiblir le frein à l’endettement».

Coupes supplémentaires

Au contraire, il s’agit de procéder à des coupes supplémentaires dans les dépenses. Pour le PLR, cela passe par exemple par une application stricte de la loi sur l’asile acceptée en votation en juin. Le domaine de l’asile ne doit en aucun cas être financé à long terme par un budget extraordinaire.

Le PDC refuse également un affaiblissement du frein à l’endettement, du moins pas sans large discussion. Tout comme il refuse que d’autres domaines comme l’armée, la formation ou l’agriculture pâtissent des dépenses extraordinaires.

Le parti socialiste contre-attaque

Le PS fustige lui la politique budgétaire «frivole et à sens unique» de la majorité de droite au Conseil fédéral et au Parlement. Depuis l’arrivée d’Ueli Maurer aux finances, ces dernières tournent en rond, estiment les socialistes. Le budget présenté correspond à une nouvelle réduction des prestations publiques, dit le PS.

«Les cadeaux de plusieurs milliards offerts par la droite aux actionnaires et aux grandes entreprises, aux riches paysans, à l’armée et au lobby routier depuis les élections 2015, se manifestent sous la forme de programmes d’austérité», affirme le PS. (ats/nxp)

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