La fronde contre Ouyahia ou la gangrène du régime



Ceci est, culturellement, intrinsèquement propre au régime où les coups bas, les complots, les pousse-toi que je m’y mette, ne sont plus à démontrer.

Ahmed Ouyahia, ministre d’Etat, directeur de cabinet de Bouteflika a déjà été secrétaire général du RND. Il a été poussé à céder son poste à Abdelkader Bensalah, président du Sénat, suite à une fronde interne.

Abdelkader Bensalah, a subi le même sort pour céder, à son tour, son poste à celui qui fut, quelques mois auparavant, honni, Ahmed Ouyahia, suite, encore une fois, à une fronde toujours interne.

Revoilà, l’honni puis l’adoré, l’adulé, le sauveur, le redresseur, Ahmed Ouyahia, qui se retrouve dans un autre vent de colère, ce même vent qui l’a emporté pour le faire revenir, dans une tempête familialement dépravée.

Ces deux hommes sont, pourtant, au sommet de l’Etat algérien, donc en charge de si importantes responsabilités.

Bensalah est le deuxième personnage de l’Etat algérien, donc un présidentiable en cas de vacance du pouvoir et, Ahmed Ouyahia, est l’oreille et l’œil du président de la république, croit-on savoir.

Ce qui se passe au FLN n’est nullement différent; à une violence près, puisque dans ce parti, des dobermans ont déjà été utilisés et la justice de nuit a eu à trancher en faveur de la volonté d’en-haut.

Pourtant, ce sont ces deux partis-croupions qui soutiennent Abdelaziz Bouteflika. Ce que dit Ouyahia de lui relève de l’encensement, de la flagornerie, de l’à-plat-ventrisme, non point d’un soutien politique ou d’une quelconque amitié.

Qu’est-ce qui fait que cet incorrigible fidèle soit aussi mal-aimé dans son parti, par ses ministres qui assurent, eux aussi, soutenir Bouteflika ? Qu’est-ce qui ne tourne pas rond subitement ?

Lorsque, dans leur propre famille politique, dans leur propre maison, dans leur propre entourage, de stabilité il n’y en a jamais eu, le pays pourrait-il être normalement, équitablement, objectivement, conséquemment, démocratiquement et sereinement gouverné ? Bien entendu, si on était dans un Etat normalement constitué…

On reconnaît l’arbre à son fruit! Et cet adage, ce ne seront pas les perverses mœurs politiques du sérail, ni tous ces scandales, ni toutes ces chamailleries, si vilaines, si stupides, si basses, qui éclatent chaque jour, qui le contrediront.

Achour Boufetta

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