La réduction d’importation touche les matériaux de construction



Le gouvernement Sellal fait de la réduction de la facture des importations son cheval de bataille. Pour preuve, après avoir baissé le quota d’importation annuelle de véhicules de 152.000 à 83.000 en 2016, la tendance baissière s’étend désormais aux matériaux de construction, dont le ciment et le fer et l’acier réduits respectivement de 1.5 et 2 millions de tonnes à 1.1 et 1.5 million de tonnes.

Selon des sources proches du dossier, la mesure du gouvernement pourrait être revue si un déficit de quelque produit est constaté sur le marché national.

Il semble que le déficit de la balance commerciale a poussé le ministère du Commerce à adopter une nouvelle série de mesures à l’effet de réduire davantage les importations. Le département de Bekhti Belaïb a mis l’accent sur l’écoulement de tous les produits importés pendant l’exercice 2016.

Ces mesures interviennent dans un contexte marqué par un manque criant de matériaux de construction sur le marché national, en l’occurrence le fer, dont la Chine en détient de quantités astronomiques.

A ce titre, Alibey Nasri, président de l’Association des exportateurs algériens a affirmé à Echorouk avoir constaté lors de la remise des licences d’importation que les cotas à l’importation fixés en janvier étaient de nouveau revus à la baisse.

Pour lui, il s’agit d’une procédure naturelle étant donné le ministère du Commerce ait prévu l’augmentation des importations en cas de déficit avéré sur le marché, et d’autant plus que les licences d’importation non automatiques sont délivrées de manière compatible avec les besoins du marché et en fonction des quantités destinées à la consommation.

Pour rappel, le ministère du Commerce avait précisé dés lors que les licences d’importation sont entrées en vigueur que ces dernières pourraient être annulées si une pénurie des produits en question était constatée sur le marché national.

En cas de surabondance d’un produit donné, d’autres seront ainsi soumis à la licence d’importation, selon le ministère du Commerce.

Actuellement, une commission a été chargée de réfléchir sur l’élargissement de la liste des produits soumis à la licence d’importation aux produits agricoles, comme la pomme ainsi qu’aux produits électroménagers fabriqués localement en quantités suffisantes.

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Echoroukonline.com

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