La Tunisie hautement gardée par les Américains et les Français



Drones, unités spéciales au sol, les frontières tunisiennes avec la Libye et l’Algérie sont bien gardés par ces deux pays occidentaux.

Personne n’a intérêt à voir la Tunisie sombrer sous les fourches caudines de l’Etat islamique qui sévit encore en Libye. Ni l’Algérie voisine, ni encore les Occidentaux qui ne veulent pas voir en les côtes tunisiennes des points de départ de hordes terroristes à la conquête de l’Europe. Souvenons-nous de la fameuse attaque du 7 mars dernier ayant visé Ben Gardane, une ville du sud-est tunisien. A l’issue de violents affrontements, il y a eu 19 morts au sein des forces de l’ordre.

Alors depuis l’emprise de l’EI sur de larges territoires libyens, la Tunisie a sollicité les Occidentaux pour un soutien militaire pour maintenir les djihadistes loin de ses frontières et faire cesser les infiltrations des jihadistes sur son territoire, révèle le Canard enchainé de cette semaine. Les Américains ont installé une base depuis l’été dernier, révélait déjà Le Washington Post en octobre dernier. Cependant, chut ! il ne faut rien dire, c’est top secret.

Même les autorités tunisiennes ne pipent mot de cette présence militaire. Et les autorités algériennes, très sourcilleuses sur les questions de souveraineté, préfèrent botter en touche quand on évoque la question d’une probable militaire américaine en Tunisie.

Selon l’hebdomadaire satirique, l’aide française consiste en une aide militaire de 20 millions d’euros pour l’acquisition de radars, capteurs, jumelles de vision nocturne et autres petits objets de haute technologie pour surveiller les frontières sud. Mais il y a un bonus. Une trentaine de commandos des forces spéciales françaises font les instructeurs auprès des unités tunisiennes.

Les Américains, eux, disposent en Tunisie de « plusieurs drones espion Reaper, en un lieu tenu secret », révèle le Canard Enchaîné. Quelque 70 militaires des forces spéciales sont également déployés pour la formation. Cela dit, il est fort probable que ces unités spéciales ne se contentent pas de formation, des opérations d’infiltration sur le territoire libyen sont très possible avec pour objectif soit l’élimination de têtes de Daech ou le repérage de lieux d’entraînement ou sensibles appartenant à cette organisation terroriste.

Yacine K.

Source : lematindz.net

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