La Vénétie va-t-elle reconnaître la Crimée russe?



Le conseil régional (parlement) de la région italienne de Vénétie examinera, le 18 mai, un projet de résolution sur la reconnaissance de la Crimée comme partie intégrante de la Russie et l’annulation des sanctions antirusses.

L’initiative a été lancée par 25 parlementaires, dont trois chefs des fractions les plus importantes du parlement.

En cas d’approbation, la Vénétie sera la première région européenne à avoir reconnu la Crimée comme une partie de la Russie.

« L’Union européenne et l’Italie ont refusé de reconnaître à la presqu’île de Crimée les principes d’autodétermination prévus par les normes du droit international. L’UE et l’Italie appliquent une politique de deux poids, deux mesures, en partant de motifs géopolitiques. Elles ignorent complètement la manifestation de volonté quasi unanime du peuple et du parlement criméens, ainsi que les composantes historiques et culturelles qui ont contribué à ce choix », lit-on dans la résolution citée par les médias russes.

Le député Stefano Valdegamberi, l’un des auteurs de l’initiative, a qualifié les sanctions antirusses et la non-reconnaissance de la Crimée d' »erreurs stratégiques du gouvernement italien ». Ces derniers 18 mois, les sanctions ont entraîné des pertes pour un montant de plus d’un milliard d’euros rien qu’en Vénétie, selon lui.

Des responsables allemands s’indignent eux aussi des sanctions antirusses. Ainsi, le ministre-président du land de Saxe Stanislaw Tillich a appelé le gouvernement allemand à annuler au plus vite les sanctions économiques contre la Russie, rapporte le journal Die Welt.

« La Russie est un important partenaire commercial pour l’Allemagne et l’UE, il ne faut pas le perdre dans une perspective à long terme », a-t-il souligné.

Les autorités du land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie partagent cette opinion, a fait savoir le ministre de l’Economie de la région, Garrelt Duin.

La Crimée et Sébastopol ont été rattachés à la Russie à la suite d’un référendum tenu en mars 2014. 96,77% des Criméens et 95,6% des habitants de la ville de Sébastopol (ville criméenne avec un statut particulier) ont voté pour le rattachement à la Russie. La péninsule avait été « offerte » à l’Ukraine par Nikita Khrouchtchev en 1954. Aujourd’hui, l’Ukraine continue de considérer ce territoire comme le sien. La majorité des pays occidentaux soutiennent la position de Kiev et ont introduit des sanctions antirusses en 2014.

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