Lakhdar Benkhellaf : Les députés ne payent pas d’impôts



C’est la troisième correspondance qu’il a dresse au président de la Chambre basse du Parlement pour dénoncer la complicité de son administration dans le non prélèvement à la source des impôts dus par les élus de la nation au fisc. 

Lakhdar BenKhellaf, c’est de lui qu’il s’agit est le président du groupe parlementaire du parti El Adala présidé par Saâd Djaballah. Il estime que les augmentations et autres indéfinités dont ont bénéficié les parlementaires depuis 1997, date de la première législature, n’ont pas fait l’objet de prélèvements d’impôts consacrés par la loi.

Tout en reconnaissant que ni loin ni les membres de son groupe parlementaire ne sont pas soumis  ces impôts, M. Benkhellaf ne demande pas moins que de s’acquitter de ce qui est dû à l’administration fiscale, l’objectif étant d’appliquer la disposition de la constitution selon laquelle « tous les citoyens sont égaux devant la loi et devant l’impôt.

Il s’agit en fait, selon ce député de l’Impôt sur le revenu global dont il accuse l’administration du Parlement de ne pas l’appliquer d‘après le barème établi par les services fiscaux. Le député s’interroge sur l’exemption de 660 parlementaires des déclarations. Pour ce député, le manque à gagner au trésor public est mirobolant dès lors que cette violation intervient depuis 1997, soit près de vingt ans de non paiement. Lakhda Benkhellaf, pour étayer ses dires s’est livré à un jeu de calcul : Le total annuel de ce non recouvrement est de  26.088.300,00 X 12 = 313. 059. 600,00 DA. En multipliant ce chiffre par 19 ans, l’on se doute de la somme astronomique que l’administration fiscale se doit de recouvrer, soit en prélèvement à la source, soit en vérifiant les déclarations des parlementaires.

Toutefois ce n’est pas la première fois que M. Benkhellaf évoque ce sujet, même ses collègues s’en sont défendus, puisque certains d’entre eux, très peu nombreux avaient exhibé leur fiche de paie pour démentir les « allégation » de Benkhellaf

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