L’Algérie rompue à la gestion et au règlement des conflits (Meslem)



ISTANBUL (Turquie)- L’Algérie est rompue à la gestion et au règlement des conflits aux niveaux interne et régional, de par son rôle « prépondérant » dans la promotion du dialogue et la consécration de la paix et de la sécurité, a affirmé mardi à Istanbul la ministre de la solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme, Mounia Meslem.

« L’Algérie a payé un lourd tribut pour recouvrer paix et sécurité, à la faveur de la politique sage et clairvoyante du président de la République, Abdelaziz Bouteflika et à travers la Charte pour la paix et la réconciliation nationale », a souligné Mme Meslem dans son allocution lors des travaux du Sommet humanitaire mondial.

Plus explicite, la ministre a indiqué que « la politique de l’Algérie en termes de règlement de conflits et le rôle de médiateur qu’elle a souvent joué, dénote sa conviction que le règlement pacifique est le garant préventif des capacités des pays à faire face à d’éventuels conflits ».

« L’Algérie, de par son expérience en matière de lutte antiterroriste, n’a eu de cesse de plaider en tout temps et lors des rencontres internationales en faveur d’une réponse globale à ce fléau qui n’appartient à aucune religion, à aucun pays, ni à aucune doctrine », a-t-elle ajouté.

« L’approche algérienne roule sur trois pivot: la Réconciliation nationale, la non ingérence dans les affaires internes des pays et le développement sociale durable », a pursuivi Mme Meslem rappelant à cette occasion « l’accord de paix signé à Alger pour le règlement du conflit malien et les rounds de dialogues inter-libyen et inter-syrien ».

Par ailleurs, la ministre a souligné l’engagement de l’Algérie à porter haut les préoccupations de l’Afrique en accueillant les réunions de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, rappelant sa réussite à exposer sa vision concernant le règlement pacifique des conflits, la lutte contre le terrorisme et le crime organisée et la criminalisation du paiement de rançon aux terroristes.

Evoquant le développement social durable en tant que solution permanente aux conflits dans les pays pauvres, Mme Meslem a affirmé que l’Algérie préconise de trouver des alternatives à même de garantir une vie décente, l’enseignement aux enfants en tant qu’un des droits de l’Homme, la  prise en charge sanitaire à tous et à oeuvrer pour l’égalité des sexes et des chances sur la seule base de la compétence.

La ministre a indiqué que ce sommet se tient dans une conjoncture difficile pour l’ensemble des pays du monde d’une manière directe ou indirecte, appelant à faire preuve de responsabilité et à mettre en place des mécanismes de pré alerte pour cantonner la sphère de la pauvreté et les conflits et favoriser les voies et moyens de leur règlement.

La concrétisation de cette démarche reste tributaire de la conjugaison et de la synergie des efforts dans le cadre d’une action internationale coordonnée, a-t-elle conclut.

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