Les lapins de l’opposition courbent l’échine. Par Hammar Boussad.



Le pouvoir algérien comme un rouleau compresseur corrompt tout le monde sauf les dignes boycotteurs qui refusent de marchander leur honneur contre un lopin de terre ou tout autre avantage matériel.

Que le pouvoir corrompt certains entrepreneurs pourrait être compréhensible car ces derniers sont connus pour leur cupidité.

Qu’il corrompt aussi de soi-disant partis politiques qui se revendiquent honteusement de l’opposition est aussi compréhensible dans la mesure où ces ombres politiques ont déjà renié leurs principes depuis longtemps. Toute honte bue, ces mesquins disent : « Nous savons que les dés sont pipés mais nous participerons quand même aux élections pour bavarder aux frais de la princesse dans le confort de l’hémicycle de l’A.P.N. »

Mais que des écrivains et des artistes vendent leur âmes au diable pour les beaux yeux du pouvoir, cela devient extrêmement grave. Cela pousserait sûrement Kateb Yacine à se retourner dans sa tombe et Hakim Laalam à fumer une dose excessive de thé.

C’est le cas d’un écrivain parachuté ministre qui ordonne à ses sbires d’interdire l’antenne à tous ceux qui prônent le boycott des élections législatives du 04 mai 2017, foulant ainsi aux pieds les principes directeurs chers à Albert Camus qui disait à juste titre : « Le véritable écrivain doit s’engager résolument à servir loyalement la vérité et la liberté, deux charges qui font la grandeur de son métier. »

Par Hammar Boussad.

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