L’Arav victime de sa sagesse et de sa vieillesse



Alors que le Premier ministre avait annoncé l’installation de l’Arav prochainement, des informations ont été diffusées à travers la presse électronique pour donner le nom du président choisi pour cette autorité: l’ancien directeur général de la Radio nationale de 2002 à 2006 et ex-directeur général de l’Agence nationale de gestion des réalisations culturelles, Zouaoui Benhamadi lequel a obtenu le consensus pour être installé à la tête de cette institution de contrôle de l’Audiovisuel national. Mais quelques heures après l’annonce de la date prévue pour le 30 mai de l’installation de la commission et la liste exhaustive de ses membres, des personnes haut placées sont intervenues pour mettre l’accent sur l’âge assez élevé de certains membres qui dépassent les 70 ans.

C’est notamment le cas de deux personnes, qui a suscité l’interrogation des observateurs, celui de Houyou Abdelmalek, l’actuel directeur général de la TDA, qui aurait été désigné comme secrétaire général de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel et qui est âgé de plus de 75 ans et surtout l’un des membres Zahir Ihaddadène, qui aurait dépassé les 80 ans. Pour de nombreux observateurs, en dépit de leur expérience, ces membres sont trop âgés pour être branchés sur les nouvelles chaînes et surtout pour pouvoir juger les dernières productions. Parmi les autres membres cités en coulisses, on évoque les noms de Boualem Aïssaoui l’ancien président de l’AVA, l’Association des producteurs audiovisuels privés, mais aussi l’écrivain et sociologue Abdelmadjid Merdaci, ou encore d’Ahcene Djaballah Belkacem, l’ancien membre de l’ancien Conseil supérieur de l’audiovisuel. Seul l’ancien directeur de Canal Algérie et de l’information Lofti Cheriet a obtenu le consensus. On a même cité une animatrice de la Chaîne III, l’écrivaine et ancienne diplomate Aïcha Kassoul. Les autres membres étant déjà choisis par le président du Conseil de la nation et le président de l’APN, on avait misé sur Mohamed Bouazara (ancien député FLN), alors que le président du Sénat aurait opté pour Brahim Seddiki, l’ancien directeur de l’information de l’Entv et actuel commissaire du Festival du film arabe d’Oran pour compléter le reste de la commission.

Selon nos sources, une nouvelle liste de membres plus fraîche pourrait se joindre à la commission de l’Autorité de régulation. Depuis la disparition d’Abdou B., il est très rare de trouver des spécialistes et des analystes du paysage audiovisuel algérien. La majorité des intervenants sur les dérapages des télévisions privées est analysée sous l’oeil social et parfois politique. Aucune analyse du contenu audiovisuel des chaînes privées, de ses visés et encore moins des conséquences de certains programmes sur la société algérienne n’est exposée. L’Arav devrait être une chambre d’écoute, d’observation et d’alerte quand la ligne rouge est dépassée.

Lexpressiondz.com

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