Larbi Yahioun : Un militant engagé au service de l’amazighité.



Larbi Yahioun est un enseignant de langue et culture Amazigh, un militant, un conférencier et un écrivain d’expression Amazigh. Il a publié 03 livres : « Tayri n umedyaz » en 2014,  «Abrid gher ukayad n Tmazight » en 2015 et « Taqbaylit, iles d yidles » en 2016.

Son livre « Taqbaylit, iles d yidles » est édité par l’association patrimoine de Tifrit (Akbou). Ce livre de 96 pages est préfacé par le Dr. Zahir Meksem. Il est vendu 300 DA dans les librairies. C’est un livre très intéressant qui traite de thématiques variées toutes liées au patrimoine culturel Amazigh.

Dans la préface, il tire la sonnette d’alarme sur le danger de disparition qu’encourent les langues qui ne sont pas parlées, écrites et usitées par leurs locuteurs. C’est dans cette optique que l’UNESCO a institué officiellement le 21 Février comme journée internationale des langues maternelles afin de sensibiliser les peuples sur l’importance vitale de sauvegarder les langues qui sont menacées de disparition.

Selon l’auteur, les langues étaient d’abord orales avant d’être codifiées par des règles et des alphabets avec l’avènement de l’écriture. Cette dernière est un instrument vital de communication et de préservation des langues et des cultures opprimées par des pouvoirs dictatoriaux.

L’auteur parle aussi de l’enseignement de Tamazight qui avait entamé ses premiers pas en 1995. Il met en exergue l’importance pour un écolier de commencer sa scolarité par la langue maternelle en tenant compte des avis des pédagogues et des spécialistes.

L’écrivain traite en outre de la littérature avec ses différents genres : poèmes, contes, fables, histoires…qui commencent à abandonner la voie de l’oralité pour épouser celle de l’écriture. Il n’omet pas de citer les deux genres modernes qui n’étaient pas usités jadis dans la littérature orale Kabyle, à savoir les nouvelles et les romans qui commencent timidement à se faire une place honorable dans le champ littéraire algérien.

Larbi Yahioun ne manque pas de rendre hommage aux pionniers de la chanson féminine Kabyle comme Yamina, Zina, Ounissa, Chrifa, Djamila, Hnifa, Anissa, Ldjida…qui avaient eu le courage de donner l’exemple aux autres femmes à l’époque ou les pesanteurs sociales étaient extrêmement fortes et dures.

Larbi rend également hommage aux piliers qui avaient milité avec acharnement pour sauvegarder la langue, la culture et l’identité Amazigh des griffes d’un pouvoir occulte qui fournissait tous les efforts diaboliques pour effacer de la mémoire collective toute trace de Tamazight. Parmi ces leaders, il cite :

-Masin u Harun (1949-1996).

-Mouloud Mammeri (1917-1989).

-Taoues Amrouche (1913-1976).

-Muhend u Yehya (1950-2004).

-Belaid Ait-Ali (1909-1950).

-Matoub Lounas (1956-1998).

-Ferhat Mhenni.

Vous retrouverez plein d’autres sujets dans ce livre passionnant de Larbi Yahioun intitulé « Taqbaylit, iles d yidles ».

Par Hammar Boussad.

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