L’Arctique n’est plus vert, il est brun!



Les plantes en Arctique ont de moins en moins de feuillage, la nature devient plus grise, témoigne une récente étude.

Au début des années 1980, les plantes en Arctique se sont mises à produire plus de feuilles, en raison d’une hausse considérable des températures d’été, ce qui a conduit à parler d’un Arctique « plus vert ».

Mais ensuite, la tendance a changé. Les photos satellite prises pendant 33 ans dans les régions arctiques de la Norvège, de la Russie, du Groenland et du Canada montrent que les plus grands changements sont survenus au cours de ces cinq dernières années.

« Les plantes ont commencé à brunir. Cela veut dire qu’elles ont beaucoup moins de feuilles qu’auparavant », raconte Jarle Bjerke de l’Institut norvégien d’études naturelles (NINA), cité par nrk.no.

Suite aux changements climatiques, les hivers en Arctique sont devenus plus doux et il y tombe plus de neige. Au printemps, la neige fond plus lentement, ce qui ralentit la pousse des plantes. En été, la végétation est désormais plus grise, les plantes ont du mal à se couvrir de feuilles.

Ces changements ont essentiellement touché les régions arctiques du Groenland, de la Russie et du Canada, ainsi que certaines régions du Finnmark de l’est en Norvège, mais la tendance concerne également d’autres territoires norvégiens, selon le chercheur.

On ne sait pas encore clairement s’il s’agit d’une pause dans la période « verte » ou si la tendance perdurera. Les conséquences de ce « brunissement » sont elles aussi inconnues.

La nouvelle tendance pourrait avoir des conséquences imprévisibles pour le rôle de l’Arctique en tant que dépôt d’hydrocarbures et pour la fonte du pergélisol. Ceci influera également sur le cycle global du carbone, selon les chercheurs.

Quelques faits relatifs aux changements climatiques en Arctique:

• Tandis que les températures dans le monde ont monté de 0,8° Celsius depuis la fin du XIXe siècle, elles ont monté de 1,6° en Arctique.
• Ceci est dû notamment au fait que lorsque la température monte, la quantité de la glace de la mer diminue. L’océan ouvert adsorbe plus de rayons solaires, ce qui renforce le réchauffement.
• Une grande partie de la glace de la mer au large de l’île de Spitzberg a disparu. Les fjords qui se couvraient auparavant de glace en hiver ne gèlent plus.
• La superficie de nombreux glaciers a diminué. Celle de deux glaciers près de Ny-Ålesund (sur Spitzberg) a diminué presque sans cesse depuis les années 1960.
• Les espèces d’animaux dépendant des glaces (comme les morses, les ours blancs ou les mouettes blanches) ont désormais des problèmes. Le nombre de guillemots de Brünnich (espèce d’oiseaux) sur Spitzberg a été divisé par deux depuis 20 ans.

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