L’asthme affecte 334 millions de personnes dans le monde



PARIS – L’asthme, maladie chronique de plus en plus répandue, affecte 334 millions de personnes dans le monde et peut être grave voire mortel lorsque les symptômes ne sont pas ou mal traités, soulignent les experts à la veille de la journée mondiale de l’asthme.

Inflammation chronique des bronches, il se manifeste par des crises sous forme de sifflements et de gênes respiratoires. Il touche toutes les tranches d’âge mais débute souvent pendant l’enfance. La pollution est en outre considérée comme un facteur aggravant pour les asthmatiques les plus atteints.

C’est ‘‘la maladie chronique la plus courante chez l’enfant’‘, souligne l’Organisation mondiale de la santé (OMS), observant qu’elle ‘‘sévit dans tous les pays’‘.

Le réseau mondial de l’asthme (Global asthma network, GAN) estime que 334 millions de personnes en souffrent contre 235 millions recensés en 2002-2003 par l’OMS.

Ce nombre, en constante augmentation, est sans doute sous-estimé en raison d’un recensement difficile, selon le GAN.

La survenue d’un asthme résulte de l’association d’une prédisposition génétique et de facteurs environnementaux tels que les allergènes présents dans les habitations (acariens, moisissures, squames), extérieurs (pollens et moisissures), fumée du tabac, produits chimiques irritants, pollution de l’air surtout les particules fines.

‘‘Une rhinite allergique pendant l’enfance, une conjonctivite allergique, la prématurité ou un faible poids de naissance, des bronchiolites à répétition pendant l’enfance sont des facteurs prédisposants’‘, selon les spécialistes.

Outre le traitement de fond, la seule façon de prévenir les crises est d’éliminer les facteurs déclenchants: ne pas fumer, ventiler son appartement en ouvrant les fenêtres pendant un quart d’heure par jour, utiliser des couettes ou des oreillers en matières synthétiques, mettre des housses antiacariens, laver régulièrement les peluches, privilégier le sommier à lattes et se  débarrasser de la moquette.

Sur le front de la recherche, les scientifiques s’efforcent de trouver des traitements pour les patients dont l’inflammation des bronches est telle que les corticoïdes sont insuffisants.

Ils ont ainsi récemment mis au point de nouvelles molécules, notamment des anticorps ‘‘anti-IgE’‘, capables de ‘‘désensibiliser’‘ c’est-à-dire de neutraliser la réaction qui se produit chez les asthmatiques allergiques.

Parmi les autres pistes figure le développement d’un vaccin contre l’asthme sur lequel travaillent des chercheurs.

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