L’avocat de Farid Bedjaoui : «Oui, mon client a reçu les 198 millions d’euros»



Interviewé par le journaliste du courrier picard, l’avocat de Farid Bejaoui a reconnu que son client avait reçu le montant de 198 millions d’euros comme commission pour ses activités d’intermédiaire tout en niant les avoir utilisé pour corrompre des responsables algériens.

Entretient

Avocat parisien, par ailleurs élu du conseil municipal de Compiègne depuis 2014, Me Emmanuel Marsigny représente Farid Bedjaoui, décrit par Le Monde daté du mardi 5 avril, comme un golden boy de nationalité algérienne, française et canadienne. Neveu de l’ex-ministre des Affaires étrangères, Farid Bedjaoui est désigné comme ayant joué un rôle d’intermédiaire dans un contrat pétrolier, signé en 2007 entre l’Italie et l’Algérie.

Votre client Farid Bedjaoui est-il en cavale, comme le mentionnent nos confrères du Monde ?

Cavale, cavale… Ça fait un peu voyou ce terme.

Farid Bedjaoui s’est-il présenté devant le tribunal de Milan, où une audience devait s’ouvrir ce lundi 4 avril ?

Encore faut-il qu’il soit convoqué.

L’enquête de la justice italienne porte sur 198 millions d’euros versés à votre client lors d’un contrat pétrolier. Farid Bedjaoui aurait-il des compétences exceptionnelles qui lui valent d’avoir perçu de tels honoraires ?

Ces 198 millions d’euros ont été versés pour des contrats s’élevant à 11 milliards de dollars. Dans l’absolu, c’est une somme importante, mais c’est un niveau de rémunération naturel dans le monde de l’intermédiation. C’est parfaitement conforme à ce qui se fait. C’est beaucoup d’argent, ça ne fait pas de mon client un délinquant. Dès que l’on gagne beaucoup d’argent, c’est suspect !

Cet argent n’est-il pas désigné par certains comme des pots-de-vins ?

Il faudrait que cet argent ait servi à corrompre quelqu’un. Il n’y a eu aucun virement à des officiels algériens. Il ne suffit pas de lancer des hypothèses, encore faut-il apporter la preuve. Or les investigations ont montré que M. Bedjaoui a gardé cet argent.

Des sommes qui apparaissent sur des comptes offshore…

Si vous êtes un citoyen franco-français, un salarié vivant en France, vous n’avez pas de raison d’avoir un compte au Panama. Mais quand vous êtes un homme d’affaires international, vivant sur plusieurs continents, c’est une pratique courante. M. Bedjaoui est d’une famille qui a des moyens importants. Avoir une société offshore, c’est d’une banalité sans nom. Dans cette affaire, tout a été contractualisé, tout est tracé. Mon client est le bénéficiaire économique de ces sommes. Il a donné son idendité, montré son passeport, a transmis toutes les pièces à la justice. Nous sommes sereins sur l’issue du procès en Italie

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Kabylie-news.com

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