Le 5 mars 1946, début de la guerre froide



Aujourd’hui, 70 ans après le discours de Winston Churchill prononcé dans la ville américaine de Fulton (Missouri), il convient de rappeler que le conflit larvé entre le monde soviétique et le monde occidental appelé guerre froide a été déclenché tout à fait discrètement, au niveau des déclarations politiques.

Après la Seconde Guerre mondiale, les anciens alliés, notamment l’URSS, les Etats-Unis et le Royaume-Uni se sont rapidement éloignés, en constituant deux camps internationaux rivaux. Mais rien ne laissait à penser qu’il y aurait une déclaration pareille sur cette réalité des désaccords mondiaux.

C’est d’autant plus intéressant que Winston Churchill a finalement joué ce rôle de personnalité politique qui a annoncé dans les faits le début de la guerre froide, alors que son statut était plus que modeste. Depuis juillet 1945, quand son parti, le Parti conservateur, a perdu les élections législatives, il n’était plus le premier ministre britannique, et ne représentait ainsi qu’un groupe d’opposition dans le parlement de son pays.

Quand il a prononcé son discours, M.Churchill n’était qu’un homme politique invité aux Etats-Unis. Mais c’est lui qui a déclaré le 5 mars 1946 que l’Europe serait divisée par le rideau de fer. Ce rideau, selon l’ex-premier ministre, a coupé du monde occidental de nombreuses capitales européennes: Berlin, Prague, Vienne, Sofia, Varsovie, Belgrade, Bucarest et Budapest.

La guerre froide qui couvre une longue période qui s’est terminée au début des années 1990 a été caractérisée par l’existence de deux blocs rivaux. Le premier a été créé le 4 avril 1949 par 12 pays occidentaux (la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Islande, la Norvège, le Portugal, l’Italie, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et les Etats-Unis), et est appelé Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan). Le deuxième débute le 14 mai 1955: le Pacte de Varsovie, signé par l’Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la République démocratique allemande (RDA), la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Roumanie et l’URSS.

L’histoire de la guerre froide, c’est l’histoire des conflits gelés, et de la course aux armements qui présentait une grave menace pour la stabilité du monde. C’est pourquoi les accords entre les dirigeants soviétiques et américains pour limiter les armements de différents types ont toujours été considérés comme des mouvements vers le progrès international.

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