Le débat et le dialogue constructif hisseront la santé au plus haut niveau



ALGER – Le ministre de la Santé, de la Population et de la Reforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a indiqué, mercredi à Alger, que c’est par la culture du débat et du dialogue constructif que la secteur de la santé se développera et se hissera au plus haut niveau.

« L’objectif de notre rencontre est de consacrer la culture du débat, du dialogue constructif et de la complémentarité, à même de hisser le secteur de la santé au plus haut niveau », a déclaré M. Boudiaf , lors d’un point de presse, en marge d’une réunion avec le Conseil national de déontologie médicale.

Il a ajouté, dans ce cadre, qu’il avait un programme de rencontres durant les prochains jours, avec tous les syndicats du secteurs de la santé, « sans aucune exception », pour régler les problèmes et offrir des soins de qualité aux patients.

Evoquant le Conseil national de déontologie médicale, M. Boudiaf a indiqué que celui-ci avait contribué grandement à enrichir et apporter des propositions à l’avant-projet de loi sanitaire, qui est « complète, globale et consensuelle », relevant que tous les professionnels de la santé s’y retrouveront.

« Nous avons déjà 69 arrêtés et décrets qui ont été déjà élaborés par les différents départements du secteur de la santé pour assurer notamment une très bonne organisation du secteur », a-t-il dit.

M. Boudiaf a indiqué par ailleurs, que 19.700 cadres en paramédical étaient formés, relevant que d’ici 2019 la mise à niveau sera complète, où notamment chaque lit verra le détachement de 3 paramédicaux.

Pour sa part, le président de la section ordinale des médecins, Mohamed Bekkat Berkani, a exprimé sa disponibilité pour contribuer à la réussite de la politique sanitaire, relevant que les pouvoirs publics avaient mis le paquet pour améliorer grandement le secteur.

« Notre rôle n’est pas de faire de l’agitation mais d’essayer de soigner au mieux les malades », a-t-il soutenu.

De son côté, le président de la section ordinale des chirurgiens-dentistes, Brahim Bouchmal, a mis l’accent sur les difficultés rencontrées par cette frange des travailleurs, notamment le recrutement des assistants dentaires, alors que c’est une catégorie qui n’existe pas.

Le président du Conseil national de déontologie médicale, Lotfi Benbahmed, a, quant à lui, exprimé sa disponibilité pour prendre en charge l’aspect de la faute professionnelle avec une coopération continue avec les différents services, se félicitant au passage des efforts du ministère pour la moralisation de la profession.

La communication avec l’ensemble des acteurs est un « déterminant majeur » d’une « bonne gestion » du secteur de la santé où l’importance de l’effectif du personnel, la diversité des corps et la complexité des tâches et des missions nécessitent une synergie de compétences qui ne peut être atteinte que si les gestionnaires disposent d’une grande « capacité d’écoute » et instaurent un dialogue social « permanent » en mettant en place des mécanismes de concertation suscitant l’adhésion des personnels et permettant la prévention des conflits socio-professionnels, selon une note du ministère.

Le traitement des doléances des partenaires sociaux et l’exploitation des comptes rendus relatifs à l’application des instructions du ministre de la santé se rapportant au dialogue social font ressortir un bilan « globalement positif ».

Néanmoins, selon le même document, l’analyse de conjoncture montre, « parfois la persistance de certains indicateurs symptomatiques et une insuffisance dans la qualité du dialogue social, voire même une altération des relations entre l’administration de certains établissements de santé et les divers partenaires sociaux ».

Il convient de rappeler dans ce cadre que l’ensemble des gestionnaires sont instruits à l’effet d’ancrer le principe du dialogue et de concertation dans le fonctionnement des établissements de santé et d’informer le personnel sur toute disposition règlementaire relative au déroulement de sa carrière et aux conditions de travail.

Il est aussi question de traiter à temps et dans les formes légales, les doléances des partenaires sociaux à l’effet, de prévenir toute situation susceptible d’entraver le bon fonctionnement de l’établissement.

Le renforcement du dialogue socio-professionnel devra conduire à la mise en place d’une « veille sociale » qui permettra d’anticiper et de traiter les problèmes dans un cadre concerté et règlementé avant qu’ils n’engendrent une situation conflictuelle néfaste au fonctionnement du service public de santé.

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