Le ministre chargé des Relations avec le Parlement défend le bilan de l’APN



La reprise de la session parlementaire devrait intervenir le 2 mars. Ce sera la dernière qui sera ouverte conformément à la loi organique en vigueur régissant les relations entre le gouvernement et le Parlement, laquelle sera amendée lors de cette session en vue de son adaptation aux nouveaux amendements constitutionnels, a expliqué Tahar Khaoua, ministre chargé des Relations avec le Parlement, dans un entretien à l’APS.
Après avoir rappelé que ledit projet de loi “est en cours d’élaboration”,
M. Khaoua a indiqué que le gouvernement “présentera lors de cette session plusieurs projets de lois organiques, en vue de leur adaptation aux dispositions de la Constitution amendée, à l’instar de la loi électorale, l’une des priorités de l’activité parlementaire pour cette session”.
Le ministre fait part de sa conviction que “les récents amendements” sont de nature “à améliorer la performance de l’institution législative et à renforcer l’exercice démocratique”. À une question sur les prérogatives des députés des partis de l’opposition, limitées au simple fait d’avancer des propositions, le ministre a souligné que “tout député est en droit d’entreprendre une initiative”, précisant que le bureau de l’APN “n’a pas reçu d’initiatives de la part des députés de l’opposition, à l’exception d’une seule émanant du groupe parlementaire du Front des forces socialistes (FFS), laquelle a été rejetée, car pas conforme dans le fond et dans la forme aux dispositions des lois régissant les initiatives parlementaires”. Au sujet des résultats de la dernière session d’automne, le ministre chargé des Relations avec le Parlement considère qu’ils n’étaient pas “faibles”, notant que les deux Chambres du Parlement avaient passé six projets de lois dont le code pénal, le code de commerce et la loi de finances 2016. Cela en plus de plusieurs séances consacrées aux questions orales et écrites, outre les activités diplomatiques intenses des Chambres haute et basse du Parlement.
Quant à la légitimité de l’APN remise en cause par certaines formations politiques, notamment le PT qui n’a cessé de réclamer sa dissolution et la tenue d’élections législatives anticipées, le ministre refuse de polémiquer, préférant s’en tenir à des faits : à savoir que les partis politiques prennent part de manière ordinaire aux travaux du Parlement, à commencer par les séances de vote des projets de loi et les séances consacrées aux réponses aux questions adressées aux membres du gouvernement. Le ministre a réfuté, par ailleurs, “l’existence de lenteurs en matière d’accueil des députés par les responsables, aussi bien au niveau local que central, pour exposer les préoccupations des citoyens”.
“Les cas de refus sont des exceptions et concernent des intérêts personnels”, a affirmé le ministre qui “rejette ces attitudes contraires aux missions des députés en tant que représentants du peuple”. Quant à l’absence de permanences parlementaires au niveau des wilayas, le ministre en impute la responsabilité aux partis politiques et à leurs députés.

O. O./APS

Source : Omar Ouali

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