Le P-DG de la BEA au sujet du scandale Panama Papers : «Je réfute toutes les assertions»



Hier, Loukal Mohamed, président-directeur général de la Banque extérieur d’Algérie a réagi à partir d’Oran quant à la citation de la BEA dans le scandale Panama Papers. «Je réfute toutes les assertions qui ont été rapportées concernant cette affaire, elle est clean, elle est réglementaire, elle obéit aux pratiques internationales usitées en matière de leasing financier international», déclare-t-il.

Pour le P-dg de la BEA, tout ce qui a été rapporté concernant cette affaire est sans fondement aucun. «C’est une affaire qui date de 1990 qui a été faite dans le cadre de montage d’une filiale de leasing avec le groupe El Baraka, qui a répondu à toutes les conditions de la réglementation nationale et internationale. Ils se trompent, il n’y a pas de société écran, l’offshore est une pratique internationale, le leasing financier international a son montage approprié. J’ai audité l’opération il n’y a ni préjudice financier, ni fuite de capitaux, ni évasion fiscale.»

Pourquoi dans ce cas, cette affaire «légale» est sortie en tant que scandale ? A cela il répond «tout simplement ils l’ont falsifiée et mis au jour 26 ans après, alors que c’est une affaire clean. Dans les années 1990, nous étions étouffés, il fallait bien trouver des alternatives de financement, le leasing financier international a été une voie, personne ne voulait nous prêter». Et de conclure sur ce sujet «La BEA dérange par ses parts de marché, peut-être avec la dynamique que la BEA a pris sur l’emprunt obligataire, ils veulent nous épuiser. La rançon de la gloire, il faut bien la payer».

Le P-dg de la BEA a présidé, hier à l’hôtel Méridien, une rencontre d’information sur l’emprunt national pour la croissance économique. L’occasion de défendre l’emprunt obligataire, estimant que pour cette procédure, on ne doit pas se positionner par rapport à l’appréciation des uns et des autres mais par rapport aux chiffres. «Et les chiffres, dit-il, sont révélateurs d’un engouement, d’un intérêt de la part des épargnants, en ce sens que c’est l’un des emprunts les plus flexibles en termes d’utilisation, et le plus rémunéré en termes de rendement».

M. Loukal Mohamed estime que par le captage de la ressource, cette opération va permettre la poursuite de l’effort du développement. «On vise 4,80% de croissance, un taux qui nous permet de lutter contre l’inflation et permettra de maintenir le pouvoir d’achat des citoyens et enfin d’absorber le chômage et d’assurer au pays le développement.»

La crainte de certains opérateurs économiques de se retrouver face au syndrome Khalifa Bank est exclu pour le P-dg qui considère qu’aujourd’hui l’élément confiance est totalement couvert par la garantie de l’Etat, «l’obligation qui est vendue aujourd’hui équivaut à de la monnaie qui est encaissée à certaines conditions, 3/5 ans. Il n’y a pas meilleure garantie que celle de l’Etat.»

Alors que ce jeudi, le ministre des Finances avait déclaré que les grandes villes n’avaient pas vraiment adhéré à cette opération du prêt obligataire, le P-dg de la BEA n’est pas d’accord et pour preuve dit-il «j’ai sillonné près de 36 wilayas et toutes se sont jointes à cette opération, moi je suis sur le terrain depuis le 3 mai et je sais de quoi je parle».

Il indiquera que depuis le lancement de cette opération le 17 avril, «au niveau de la BEA nous avons atteint 35 milliards de dinars et ce chiffre ira à la hausse».

Concernant les dépôts de la communauté à l’étranger, ceci n’est pas exclu dira le P-dg, même si ça n’a pas encore commencé, ils peuvent adhérer en dinars précise-t-il.

Lesoirdalgerie.com

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