Le parti de Merkel et ses alliés perdent des électeurs



Le parti anti-migrants Alternative pour l’Allemagne (AfD) passerait facilement le seuil des 5 % et entrerait à l’assemblée de Berlin pour la …

La chancelière allemande Angela Merkel semble prête à vivre un second revers électoral dans deux semaines avec une élection dans la capitale allemande Berlin, car les électeurs pourraient exprimer leur mécontentement envers sa politique migratoire.

Le parti anti-migrants Alternative pour l’Allemagne (AfD) passerait facilement le seuil des 5 % et entrerait à l’assemblée de Berlin pour la première fois dans l’histoire, selon les prévisions des sondeurs.

Le parti Alternative pour l’Allemagne pourrait entrer dans sa dixième assemblée régionale des 16 lands allemands en bénéficiant d’une réaction populaire à la décision de Mme Merkel de l’année dernière d’ouvrir le pays aux réfugiés.

Le dernier sondage réalisé par Forschungsgruppe Wahlen pour la chaîne de télévision allemande ZDF révèle que l’Union chrétienne-démocrate (CDU) n’obtiendrait que 18 % des votes, 5 % de moins qu’à la dernière élection de 2011 et loin derrière le Parti social-démocrate de centre-gauche (SPD) qui devrait être soutenu par 23 % des électeurs.

Dans le même temps, l’AfD recueillerait 14 % des votes, ce qui serait presque équivalent aux Verts (15 %) et au parti de gauche Die Linke (14,5 %).

Le sondage indique également que l’allié de la CDU d’Angela Merkel, le parti social-démocrate, pourrait quitter leur coalition actuelle car les chrétiens-démocrates subissent de lourdes perdes en terme de votes.

Ces résultats renforceraient, par ailleurs, le doute concernant les chances de Mme Merkel de conserver une fois de plus le poste de chancelier l’année prochaine et approfondiraient les différends au sein de son propre camp.

La cuisante défaite de la CDU par l’AfD anti-migrants lors d’une élection régionale dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale il y a deux semaines a provoqué une vague d’appels des alliés de la chancelière en Bavière pour durcir sa politique migratoire avec des mesures, telles que l’introduction d’une limite de 200 000 réfugiés par an.

Mme Merkel rejette l’idée d’une telle limite et défend son approche pour trouver une solution européenne au problème de la migration par la sécurisation des frontières extérieures du continent, en adoptant des accords avec des pays comme la Turquie et en répartissant les réfugiés à travers toute l’Europe.

Source : fr.sputniknews.com

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