Le pétrole se rapproche des 50 dollars, l’Opep demande aux pays non membres de réduire leur production



Les prix du pétrole étaient stables ce jeudi juste au-dessous de 50 dollars le baril alors que l’Opep demande aux pays non membres de baisser leur production.

Le baril de Brent (référence pour le pétrole algérien » a atteint un maximum de 49,18 dollars, avant de baisser à 48,94 dollars à 18h40, dans un contexte marqué par la prudence des investisseurs qui restent prudents en attendant la réunion de l’Opep le 30 novembre à Vienne. Le cartel pétrolier doit entériner l’accord conclu à Alger sur la baisse de la production et définir les nouveaux quotas de chaque pays membre.

Dans ce contexte, le ministre russe de l’Énergie Alexandre Novak a quant à lui réaffirmé jeudi que la Russie était disposée à envisager de revoir à la baisse de sa production en 2017 si un pacte relatif à un gel global de la production entrait en vigueur, selon Reuters.

Le ministre a indiqué que l’Opep avait demandé aux pays non-membres une réduction de leur production d’environ 500.000 bpj. La production russe ayant augmenté au cours des derniers mois, le ministre Alexandre Novak a précisé qu’un gel de la production russe au niveau actuel reviendrait à une baisse de 200 à 300.000 bpj par rapport à la croissance prévue en 2017, rapporte Reuters.

De son côté, le ministre algérien de l’Énergie Noureddine Bouterfa effectuera samedi une visite à Téhéran où il rencontrera le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar Zanghaneh. Cette visite vise à poursuivre les “consultations et […] la coordination entre les pays membres de l’Opep pour parvenir à un consensus lors de la prochaine réunion ministérielle le 30 novembre à Vienne”, rapport la Radio nationale.

En début de semaine, l’Iran et l’Irak avaient émis des réserves quant à la réduction de 4,5% demandée par l’Opep à la plupart de ses membres suivant des critères spécifiques. Pour l’Iran, qui au départ devait être exempté de réduire sa production, les 4,5% seraient calculés par rapport à la production de juillet 2005, la plus élevée depuis la révolution islamique de 1979, rapporte le Wall Street Journal. Les hésitations de l’Irak sont liées à un besoin en revenus pétroliers pour combattre l’État islamique, selon la même source.

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Source : tsa-algerie.com / Sarah Smail

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