Le projet de la Grande mosquée de Marseille abandonné



Marseille n’aura pas sa Grande mosquée. Le projet de construction d’une grande mosquée à Marseille, lancé en 2007, devrait être officiellement abandonné, lundi 3 octobre, lors de la réunion du conseil municipal de la ville, rapportent ce mercredi les médias français.

La première pierre avait été posée en 2010 par le maire Jean-Claude Gaudin sur le site des anciens abattoirs de Saint-Louis, dont la ville de Marseille est propriétaire. Le projet a depuis piétiné. La mosquée devant être livrée au plus tard en septembre 2016, le permis de construire est désormais caduc. Sont également reprochés à l’association le non-paiement du loyer de 24.000 euros annuels et un défaut d’entretien des bâtiments.

Parmi les raisons de cet échec, le manque de fonds, des dissensions internes à l’association la Mosquée de Marseille et un contexte politique défavorable sont évoqués.

La construction de la mosquée requérait 22 millions d’euros, dont seule une faible fraction a pu être rassemblée. Les dons de particuliers s’élèvent à seulement 200.000 euros, et les dons internationaux ont été limités pour assurer l’indépendance de la mosquée. Les contributions initiales (166.000 € de la mosquée de Paris, 50.000 € du président du Sénégal, 60.000 € des Comoriens de Marseille, 66.000 euros de l’Algérie) ont été utilisées pour payer le loyer, l’architecte, le bureau d’études, les avocats”, affirme à La Croix l’imam Abderrahmane Ghoul, président de l’association la Mosquée de Marseille. .

L’association a aujourd’hui une dette de plus de 62.000 euros, liée notamment à une accumulation de loyers impayés. Elle souhaite que le projet soit revu à la baisse, que le loyer du terrain à construire soit réduit et que soit rallongé le délai de cinq ans donné pour l’aboutissement du projet.

Laure-Agnès Caradec, adjointe au maire déléguée à l’urbanisme, estime que les clauses financières n’ont pas été respectées malgré les rappels. Elle se déclare prête à étudier un nouveau projet, “mais pas avec cette association telle qu’elle est constituée aujourd’hui.” rapporte Libération.

Source : tsa-algerie.com / Sarah Smaïl

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