Le tramway de Ouargla au cœur d’un grand scandale de corruption en Espagne



Chez nous, il y a ceux qui érigent des montagnes « off-shore » au Panama, et ceux qui se contentent de dunes « on-shore » à Ouargla, deux visages pour une même république algérienne « kleptocratique » et impopulaire.

La presse espagnole nous donne des détails, sur une grosse affaire de corruption impliquant des hauts responsables du Parti Populaire (PP) actuellement au pouvoir, dont un parlementaire Lasserna Gomez Pedro et un ancien diplomate Aristigui de Gustavo.

En 2015, le journal espagnol « El Pais » révélait déjà l’affaire, en les citant (les responsables ci-dessus), comme principaux accusés dans l’affaire de corruption de l’Algérienne des eaux, pour l’obtention, entre autre, du contrat pour la réalisation de la station de dessalement d’eau de mer de Tlemcen.

Un article du journal « El Confidential »(*) dans son édition du 8 avril, indique que le juge José de la Matta « examine les accusations portées sur 18 responsables politiques, dans des transactions commerciales internationales illégales, des affaires de blanchiment d’argent, l’appartenance à un groupe ou une organisation criminelle. Plus précisément, leurs implications dans des machinations qui visent l’obtention de contrats juteux en Algérie, et la corruption de responsables algériens ».

Le juge fait notamment référence aux travaux du tramway Ouargla (Algérie), menés par le groupe d’entreprises composée de Elecnor, Assignia et Rover Alcisa. Le parquet de Madrid soupçonne que sur 230 millions d’euros, le coût total du projet du tramway de Ouargla, pas moins de 3% (7 millions d’euros) ont été versés à des hauts responsables algériens par l’entremise d’une société de consulting « Unies Consultancy Services » dirigée par les autres responsables du parti, et accusées, Lopetegui Suarez et Suarez Hermoso de Mendoza.

Selon les rapports du juge, la société néerlandaise BV Castelino aurait été utilisée afin de payer des responsables gouvernementaux algériens, dont les identités seraient connues mais non encore divulguée.

Pour rappel, et suite aux révélations de 2015 « d’El Pais » accusant « l’algérienne des eaux », aucun responsable algérien, n’a été inquiété par la justice algérienne.

H. K.

(*) El juez imputa a Gómez de la Serna y Arístegui por el caso de las comisiones

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