L’épidémie de Zika en régression au Brésil



Amérique du Sud«L’épidémie est clairement sur la voie descendante au Brésil», a déclaré une responsable de l’OMS à Paris.

L’épidémie de Zika est «clairement» en régression au Brésil, a estimé lundi une responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une baisse probablement liée à la fin de la saison estivale.

«L’épidémie est clairement sur la voie descendante au Brésil», a déclaré Marie-Paule Kieny, sous-directrice générale lors d’une conférence de presse à Paris. «C’est le cas aussi en Colombie et au Cap Vert», a-t-elle ajouté, sans donner de chiffres.

Elle a toutefois souligné qu’il était impossible, à ce stade, de savoir s’il y aurait une résurgence de l’épidémie à l’avenir.

«Va-t-on voir une résurgence du virus (…) à la sortie de l’hiver? Aura-t-on deux années épidémiques? Ou va-t-on voir ce que l’on a vu avec le chikungunya (…) une immunité de population?» du fait d’une majorité de personnes déjà infectées par Zika, a-t-elle poursuivi. «La science avance mais on a encore beaucoup d’interrogations quant à la suite», a-t-elle commenté.

Risque en Europe

Plus de 1,5 million de Brésiliens ont déjà été contaminés et le virus s’est répandu dans de nombreux pays d’Amérique latine.

Plus tôt, elle avait indiqué qu’un accroissement important du nombre de cas Zika était possible dans les zones non encore infectées par le virus comme en Europe par exemple.

Interrogée sur un risque d’expansion en Afrique, elle a souligné que «pour le moment, on n’a pas de certitude».

«Le virus et donc l’épidémie pourraient se propager partout où le vecteur existe», a-t-elle ajouté. «Donc ce que l’on met en place actuellement, dans l’incertitude de l’avenir, c’est un réseau de surveillance à travers l’Afrique pour être sûr de pouvoir détecter le plus rapidement possible si les moustiques endogènes sont infectés par la souche de Zika».

«Pour le moment vigilance, surveillance et début de mise en place de +guidances+ (consignes) pour pouvoir répondre à une éventuelle expansion du Zika sur le continent africain», a-t-elle également déclaré.

Plus de 600 experts et chercheurs sont réunis lundi et mardi à l’Institut Pasteur à Paris pour un colloque scientifique international sur le virus Zika qui s’est révélé plus inquiétant qu’escompté, provoquant notamment un développement insuffisant du crâne et du cerveau des foetus (microcéphalie).

(afp/nxp)

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