Les agents des douanes et des impôts appelés à traiter les commerçants en tant que « partenaires » (ministre)



TIPASA – Le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, a appelé samedi à Tipasa les agents des douanes et des impôts à changer de comportement en traitant les commerçants et autres opérateurs économiques en tant que « partenaires ».

« Les enjeux économiques auxquels fait face l’Algérie actuellement nécessitent, de la part des agents douaniers et fiscaux, une adaptation avec la nouvelle stratégie d’extension de la capacité de collecte de l’impôt fiscal », a estimé M.Benkhalfa, dans une déclaration en marge d’un cours inaugural qu’il a animé à l’Institut algéro-tunisien d’économie douanière et fiscale de Koléa (Tipasa).

Il s’agit là, a-t-il dit, de l’objectif principal fixé par le Gouvernement, portant sur l’adoption d’une politique d’extension de la capacité de collecte de l’impôt fiscal ((hors fiscalité pétrolière) sans pour autant toucher aux taux fiscaux à condition, a-t-il souligné, que le commerçant et l’opérateur économique se conforment, de leurs parts, aux principes du « sens de la responsabilité, du partenariat et de la coopération », en vue de la concrétisation de cette équation.

« Une équation certes difficile à résoudre, mais non impossible », a soutenu le ministre.

Il a estimé que les « enjeux sont certes considérables, mais l’avenir est prometteur pour l’Algérie », prévoyant que le pays abritera, durant les dix prochaines années, le plus grand nombre d’investissements de la région, à condition, a-t-il relevé, de « poursuivre la mise en application de la feuille de route fixée par le Gouvernement » avec une possibilité de réalisation de taux considérables en fiscalité ordinaire (hors fiscalité pétrolière).

Aussi, ce défit nécessite un « renouveau » dans les facteurs encadrant les budgets de l’Etat, à travers les politiques douanière et fiscale, l’investissement, mais surtout le changement de la « mauvaise image » qu’on fait coller encore aux services administratifs selon laquelle ces derniers se contentent de « prélever des deniers sur les commerçants ». Il faudrait faire en sorte que ces services « redeviennent des partenaires et des accompagnateurs pour les investisseurs », a préconisé le ministre.

Un objectif qui sera atteint grâce à « la lutte contre la bureaucratie et contre les réflexes négatifs de certaines administrations » en vue, a-t-il souligné, de la « restitution de la confiance de l’opérateur économique et commercial dans l’administration fiscale et douanière », dont particulièrement les opérateurs étrangers, eu égard au fait que les douanes jouent un rôle important dans leur incitation à venir investir dans le pays, tout en facilitant l’exportation.

S’exprimant sur la chute de la valeur du dinar sur la marché parallèle, le ministre a soutenu que la « place de la monnaie nationale est tributaire du renforcement de l’économie nationale et de son niveau de compétitivité ».

Il a appelé, à ce titre, les opérateurs économiques à investir en Algérie, en mettant à profit les mesures incitatives initiées par le Gouvernement.

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