Les feuilles mortes. Par Hammar Boussad.



Avec le temps va, tous mes rêves s’en vont
Vers je ne sais quelle destination
Comme des feuilles rejetées par les saisons
Mes rêves s’en vont emportés par le vent

Mes rêves s’écrasent sur des falaises
Dévoilant sans pudeur mes malaises
Ils gisent par terre comme des cendres
Désertés par la vie et les jours tendres

Et les vagues violentes et méchantes
Vers les profondeurs les emportent
Mes rêves coulent doucement dans l’océan
Sous mes yeux hagards, impuissants

Adieu rêves innocents tués dans l’embryon
D’une vie parsemée de tourments
Vous ne verrez jamais le printemps
Ni les bleus et lointains horizons

Les mains tendues bêtement
J’implore un dieu indifférent
Le rêve est-il un fruit défendu
Pour le poète perdu que je suis ?

Par Hammar Boussad.

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