Les gardes-frontières turcs usent de violence contre les réfugiés syriens



Les réfugiés syriens se plaignent de la cruauté des gardes-frontières turcs, alors que les médecins locaux constatent de plus en plus de décès parmi les Syriens qui ont tenté d’entrer illégalement en Turquie, signale un quotidien britannique.

Les gardes-frontières turcs s’acharnent sur les réfugiés syriens qui essaient de franchir illégalement la frontière de la Turquie, écrit The Independent, se référant à des migrants et à des militants des droits de l’homme. 

Les familles syriennes qui ont récemment quitté Alep, en proie à de violents combats entre troupes gouvernementales et djihadistes, racontent que les gardes-frontières turcs n’hésitaient pas à ouvrir le feu sur les réfugiés qui essayaient de franchir la frontière et rouaient de coups ceux qui tentaient de pénétrer illégalement en Turquie. 

Les autorités turques reconnaissent qu’il n’est pas rare que les gardes-frontières ouvrent un « feu de sommation », car ils sont souvent attaqués par des contrebandiers et des terroristes, indique le journal. 

Néanmoins, les Syriens sont persuadés que les mesures adoptées par la Turquie ne font que pousser les réfugiés entre les mains de contrebandiers avides et sans scrupules, alors que les gardes-frontières font trop souvent montre de brutalité à l’égard de ceux qui fuient la guerre pour sauver leur vie, lit-on dans l’article. 

L’ONG Amnesty International a écrit en amont qu’au moins deux blessés civils étaient hospitalisés chaque jour dans la ville syrienne d’Azaz, située à proximité de la frontière turque. Il s’agit, selon Ali al-Saloum, médecin de l’hôpital local, de Syriens ayant essayé de franchir la frontière avec la Turquie. Une fillette de douze mois y est décédée récemment après avoir été blessée par balle à la tête. 

Auparavant, l’Union européenne a exigé qu’Ankara retienne le flot de réfugiés syriens souhaitant se rendre en Europe, en garantissant toutefois la sécurité à ceux qui fuient le pays embrasé par la guerre civile. Les autorités turques prétendent pratiquer une « politique de portes ouvertes » à l’égard des Syriens, mais les militants locaux des droits de l’homme affirment que seuls ceux qui ont besoin d’un secours médical urgent sont autorisés à franchir la frontière turque. The Independent rappelle que 2,5 millions de réfugiés se trouvent actuellement sur le territoire turc.

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