Les Libyens ont des « capacités extraordinaires et la volonté » pour construire leur pays et le maintenir uni



Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, a affirmé lundi à Alger que la Libye a des « capacités extraordinaires et (qu’il y a ) une volonté chez nos partenaires libyens » pour construire leur pays et le maintenir uni, soulignant que la frontière algéro-libyenne doit réellement être un pont entre les deux pays et un rempart contre toutes velléités et menaces.

« La Libye a des capacités extraordinaire, un potentiel important, des cadres formés, des hommes et des femmes politiques capables de dépasser cette situation de crise. Il y ‘a une volonté chez nos partenaires libyens de construire leur pays et le maintenir uni », a dit M. Messahel sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale.

« C’est important que la frontière devienne réellement un pont entre les deux pays, et également un rempart face à toute velléité contre nos deux pays, alors la coopération est dans différents domaines… », a ajouté M. Messahel.

Il a, dans ce sens, évoqué la formation dans les domaines militaire et sécuritaire », soulignant que la Libye est un pays où « tout est à construire ».

« A la frontière nous partageons la sécurité entre les deux pays, nous avons la responsabilité de part et d’autres », a également expliqué  M. Messahel, soulignant, dans le même contexte, la persistance de la menace terroriste.

« Aujourd’hui, c’est une priorité absolue de combattre ce fléau (le terrorisme), les Libyens eux mêmes et la communauté internationale doivent apporter la contribution nécessaire pour y faire face », a-t-il notamment dit.

Evoquant sa récente visite en Libye où il a rencontré « tous les membres du Conseil présidentiel, à sa tête Faiz Essaraj« , M. Messahel a affirmé que l’Ambassade d’Algérie à Tripoli, fermée pendant 4 ans, sera rouverte prochainement.

« Le bâtiment de la représentation diplomatique mérite d’être retapé et il y’aura une présence diplomatique prochainement », a annoncé M. Messahel, précisant que « quelque soit la situation, la vie continue dans ce pays. La présence de l’Algérie est indispensable et notre représentation sera ouverte à Tripoli ».

Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes a rappelé que l’ »Algérie avait vu juste en 2011 sur la menace contre ce pays, avait attiré l’attention sur les conséquences néfastes d’une intervention militaires en Libye ainsi que sur les pays voisins, du Sahel et de la méditerranée. »

M. Messahel a, dans le même ordre d’idées, rappelé que « la diplomatie algérienne s’était mobilisée pour une solution politique soit trouvée en Libye, au moment même où des pays voisins demandaient une intervention étrangère ».

« Aujourd’hui tout le monde est d’accord pour que la solution soit politique (…) nous avons prôné également qu’il y est un gouvernement d’union nationale, et qu’il siège également à Tripoli, ce qui est le cas aujourd’hui », a dit M. Messahel.

« Alors, je pense qu’on avait raison, et le cap qui a été maintenu va être continuel, nous nous sommes investi pour que la capitale soit Tripoli, et que le Conseil présidentiel oeuvre à partir de Tripoli », a-t-il insisté.

En outre, M. Messahel a rappelé que la première visite officielle effectuée par Faiz Essaraj en dehors de la Libye était en Algérie, où il a été reçu par le président Abdelaziz Bouteflika, soulignant que « la Libye est un pays voisin avec qui nous partageons 960 Km de frontières et une histoire. »

« La Libye nous a énormément aidé pendant la Guerre de libération, nous sommes en devoir, quelque part de leur renvoyer l’ascenseur et soutenir ce peuple, c’est une dette que nous avons envers ce pays et son peuple », a dit M. Messahel.

Le ministre a, à la même occasion, rappelé qu’il a abordé, lors de sa visite, « les relations bilatérales et les perspectives de coopération », indiquant que « dés que le gouvernement sera définitivement installé nous avons la priorité de développer des zones transfrontalières ».

Au niveau des institutions, a ajouté M. Messahel, « les responsables libyens nous ont demandé de l’aide, et la politique de la réconciliation nationale algérienne les intéresse aussi. Nous avons mis à leurs dispositions des documents et des matériaux et nous sommes prêts à échanger des délégations pour travailler ensemble ».

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