Les ministres de la santé et du travail inaugurent le 16e congrès du club des cardiologues Les jumelages pour acquérir l’expérience et réduire les transferts à l’étranger



Ce jeudi, le ministre de la Santé et celui du Travail, de l’Emploi et la Sécurité sociale ont pris part à l’inauguration des travaux du 16e congrès du club des cardiologues EuroMed Cardio XII, qui a eu lieu les 5 et 6 mai à l’hôtel Sheraton.

L’occasion pour M. Abdelmalek Boudiaf et Mohamed El Ghazi de rappeler l’importance des jumelages avec des hôpitaux et des spécialistes étrangers, afin d’un côté de permettre aux médecins algériens de s’informer sur les dernières technologies, et de l’autre réduire les dépenses pour la Sécurité sociale en raison des transferts à l’étranger.

Pour le ministre de la Santé, depuis 1962 à 2013 «nous avons atteint le chiffre de 34 000 médecins dans différentes spécialités qui exercent dans le privé. Nous avons 10 000 lits dans le privé».

Toutefois, il déplore le fait que ce qui lie le privé avec son administration, c’est dit-il, «uniquement le jour où il vient déposer son dossier au niveau du ministère pour avoir son agrément, et dès lors qu’il l’obtient il est considéré comme un électron perdu, il n’y a aucun suivi. Pour avoir des statistiques, il faut revoir tout le système de santé».

Le ministre dira que son département travaille pour mettre fin au dysfonctionnement dans le secteur public, parce qu’aujourd’hui, il y a dit-il trois systèmes à l’intérieur d’un système. «Nous avons les CHU, les EPH et nous avons les EPSP qui font un travail de proximité.

On s’est rendu compte que dans le système de santé, malgré les efforts de l’Etat et ce qu’il débourse, ni le citoyen, ni les professionnels de la santé, ni les gestionnaires des pouvoirs publics ne sont contents du travail. La raison c’est qu’il y a une grande résistance au changement. D’où l’importance de la formation continue».

Le ministre de la Santé s’est dit davantage préoccupé par la défaillance dans le domaine de la chirurgie cardiaque infantile. D’où l’importance des jumelages car, dit-il, le centre de Bou Ismaïl ne peut pas répondre à la demande qui pèse sur lui.
Dès lors, déclare-t-il lors d’un point de presse, son ministère a décidé de remédier à ce manquement d’ici 6 mois à un an. «Nous avons des spécialistes dans ce domaine mais qui ont besoin d’acquérir les dernières technologies pour une meilleure prise en charge de ces patients».

De son côté, Mohamed El Ghazi, ministre du Travail, de l’Emploi et la Sécurité sociale, a déclaré que sa présence lors de ce congrès reflète son intérêt pour cette spécialité.

«Une occasion pour s’informer sur les dernières avancées et technologies dans ce domaine, ce qui nous permettra de réduire les prises en charge à l’étranger, qui constituent de grandes dépenses que doit assumer la Sécurité sociale.
D’ailleurs, il ne s’agit pas uniquement de la cardiologie mais de toutes les autres maladies chroniques sur lesquelles nous travaillons avec le ministre de la Santé afin de conclure des jumelages et ramener les spécialistes ici en Algérie pour traiter les patients et réduire ainsi les coûts que peuvent engendrer les prises en charge à l’étranger».

Sur un autre volet, le ministre a rappelé l’importance que revêt la Sécurité sociale, indiquant que la dernière opération de sensibilisation a permis à près de 160 000 personnes d’y adhérer.

Interpellé sur la pénurie de l’oxygène au niveau du CHU d’Oran, le ministre de la Santé dira qu’il ne s’agit pas là d’un problème de financement mais de gestion. Posant la question au directeur du CHUO qui était présent, ce dernier nie qu’il y a pénurie.
Face à ces contradictions entre ce responsable et des journalistes ayant enquêté sur cette question, le ministre insiste «écoutez, je vais venir à Oran dans quinze jours pour une visite de travail qui durera deux jours et nous décortiquerons tout cela ensemble».
A. B.

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Lesoirdalgerie.com

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