Les parents d’élèves s’impliquent



Las d’attendre une intervention des services de l’Etat pour arrêter les dégradations galopantes de l’école primaire Taghzouti Kaci, les parents d’élèves ont décidé, d’un commun accord, de s’y impliquer pour pallier au plus urgent.

En effet, ceci se fera à travers des opérations de volontariat auxquelles ont contribué des artisans en maçonnerie, des plombiers et autres menuisiers, et ce, après avoir collecté de l’argent pour l’achat des articles, tels que des vitres, des fenêtres, des poignets et passes partout des portes, des robinets pour remplacer ceux usés et vétustes. Durant la première opération qui a été déclenchée, vendredi dernier, les parents ont déplacé la citerne à eau qui a été installée dans la cour et qui gênait les élèves, et l’ont montée sur un socle en béton au niveau d’un espace retiré et inoccupé de la cour hors de portée des enfants. Ensuite, ils ont procédé à la modification des escaliers menant vers les classes, en parallèle au renouvellement de l’installation de la plomberie, la reprise des avaloirs et regards d’évacuation de l’eau au niveau de la cour pour mettre fin à l’accumulation d’énormes flaques des eaux pluviales. Enfin, ils procéderont au remplacement de tous les articles de la boiserie portes et fenêtre, cela concernant le premier volet de l’opération en attendant le week-end prochain pour continuer le reste à réaliser. Le groupe de parents que nous avions rencontré sur les lieux, lundi dernier, déplorent l’état des anciens tableaux en bois vermoulus qui n’ont pas été encore remplacés par ceux électroniques comme le reste des établissements scolaires.

La cantine scolaire dans un lamentable état de délabrement

C’est dans cette cantine prise en sandwich entre les deux écoles primaires Taghzouti Kaci et Kechadi Amar, et sur laquelle apparaissent des dégradations et une vétusté qui donnent des sueurs froides sur le volet hygiène notamment, que se restaurent les 450 élèves des deux établissements réalisés en même temps. D’entrée, c’est l’infrastructure, elle-même, composée d’un réfectoire et de cuisines, qui affiche une sensible usure avec des murs de façades fissurés et parcourus par des lézardées inquiétantes. A cela s’ajoute la saleté, et ce, du fait de ne pas avoir été ravalée depuis plusieurs années. Une usure aggravée par l’infiltration des eaux pluviales à partir de la toiture dont des tuiles cassées n’ont pas été remplacées au point où ces eaux ont pratiqué des troues au plafond, plusieurs carreaux des fenêtres du réfectoire brisés aussi n’ont pas été renouvelés, ajouté à l’absence de chauffage dans cette grande salle traversée par des courants d’air qui la transforment en une véritable chambre froide. Dans la salle qui sert de cuisine, les choses sont plus pires avec de la saleté accrochée aux façades intérieures, du carrelage défoncé, des regards d’évacuation dont les grilles en fer sont rouillées. Cela en parallèle à la totalité des équipements et ustensiles de cuisine anciens vétustes, dont la cuisine en inox est hors d’usage depuis plusieurs années, selon nos accompagnateurs. Elle a été remplacée par des réchauds noirs traditionnels posés à même le sol dont quelques uns ont perdu leurs trépieds, qui ont été remplacés par des briques ou des boites de conserve vides, et parmi lesquels circule le personnel affecté aux cuisines et réfectoire. Nous apprenons que la commission d’hygiène scolaire était passée par là, il y a quelques semaines, et a cochée toutes ces carences sur procès verbal sans qu’aucune suite ne soit donnée. Un cas sur lequel doit se pencher le service de la prévention du secteur de la santé dans les meilleurs délais.

Oulaid Soualah

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