Les politiciens, des singes qui s’ignorent



Des chercheurs américains ont réalisé une étude à grande échelle qui a révélé de nombreuses similitudes dans le comportement des politiciens et des singes.

Les politiciens sont bien connus pour utiliser le langage du corps pour donner une impression de puissance. Par exemple, la fameuse démarche de gorille de George W. Bush, les paumes vers l’arrière et les bras sur les côtés.

Des scientifiques ont récemment étudié les voix de responsables politiques, notamment des quatre candidats à la présidentielle américaine, les démocrates Hillary Clinton et Bernie Sanders, et les républicains Donald Trump et Carly Fiorina, cette dernière ayant abandonné la course.

Selon les résultats de cette étude, les politiciens changent la manière dont ils parlent en fonction du statut social de leur interlocuteur.

Les scientifiques pensent que nous avons hérité cette caractéristique de nos ancêtres primates et qu’on peut observer le même comportement parmi les grands singes d’aujourd’hui.

Les chercheurs ont étudié les modèles vocaux des politiciens dans trois milieux différents.
Ainsi, dans une atmosphère détendue, par exemple au cours de talk-shows non-politiques, ils s’expriment comme ils le feraient avec des membres de leur famille. Leur ton est décrit comme plus « sain » ou « normal et sans variation ».

Mais quand ils s’adressent à leurs supporters, leur voix devient presque chantante, ils utilisent une large gamme des hauteurs tonales, de haut en bas. Les chercheurs expliquent que ce style de parler est le meilleur « pour être perçu comme une personne charismatique ».

Le changement le plus significatif est enregistré quand ils s’adressent à des personnes de même statut. Dans cette situation, ils parlent avec une voix plus profonde et évitent les tonalités élevées. Les scientifiques parlent d’affichage de position dominante et de charisme autoritaire.

Ils ajoutent que les résultats sont les mêmes, indépendamment du sexe ou de la langue des politiciens.

« Les résultats sont interculturels et inter-genres », a déclaré le docteur Dr Rosario Signorello, de l’Université de Californie, au journal britannique The Independent, ajoutant que sa nature généralisée confirme l’idée que la voix d’un leader a été développée il y a longtemps dans l’évolution humaine.

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