Les premières images des débris de l’A320



Crash de l’avion EgyptAir L’armée égyptienne a diffusé samedi matin les premières photos de morceaux de carlingue de l’appareil disparu jeudi.

Un sac à dos rose décoré de papillons, un petit morceau de carlingue déchiqueté, des revêtements de sièges déchirés, un gilet de sauvetage déplié… L’armée a publié samedi sur son compte Facebook les photos des premiers débris qu’elle a repêchés en mer Méditerranée. Ils ont été découverts à 290 kilomètres au nord d’Alexandrie par les avions et navires déployés par l’armée égyptienne.

Pas d’hypothèse privilégiée

Le gouvernement français a réaffirmé samedi que tous les scénarios restaient à l’étude sur les causes du crash de l’Airbus après la confirmation de la présence de fumée à bord de l’appareil avant la catastrophe. «A cet instant (…) toutes les hypothèses sont examinées et aucune n’est privilégiée», a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, dans une brève intervention devant la presse à l’issue d’une rencontre au Quai d’Orsay avec les familles des victimes.

Les spéculations sur les causes du crash de l’Airbus d’Egyptair ont été relancées depuis la révélation vendredi soir par des médias américains que le système automatisé de communications de l’appareil avait émis juste avant sa chute plusieurs alertes.

«Fumée intense»

L’un de ces messages mentionne qu’«une fumée intense a déclenché des alarmes dans la partie avant de l’appareil, où sont situées des parties vitales de son électronique de bord», selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches de l’enquête non identifiées.

Deux minutes

«Les messages d’erreur durent environ deux minutes, alertant l’équipage au sujet de fumée détectée dans des toilettes et un compartiment» situé sous le plancher du cockpit de l’avion, selon le quotidien.

«Ce compartiment contient une partie cruciale de l’ordinateur de contrôle de vol» de l’appareil qui, selon les messages, s’est mis «à mal fonctionner», a poursuivi le quotidien. Il a relevé que ces indications «ne sont pas suffisantes pour déterminer si l’avion a été victime d’une bombe ou d’autres causes inexpliquées».

«Il y avait des alertes à la fumée à bord du vol 804 d’Egyptair dans les minutes avant qu’il ne s’écrase en Méditerranée», a relevé de son côté CNN, indiquant avoir obtenu ses informations d’une capture d’écran fournie par une source égyptienne.

Elle a précisé que ces messages d’alerte ont été envoyés «via le système ACARS», qui permet d’échanger des informations entre un avion en vol et le centre opérationnel de la compagnie aérienne.

Les experts du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) de l’Aviation civile ont confirmé samedi l’existence des alertes faisant état de fumée en cabine, mais ont jugé prématuré d’en tirer des conclusions à ce stade.

Sièges et valises repêchés

L’A320 d’EgyptAir reliait Paris au Caire avec 66 personnes à bord, dont 30 Egyptiens et 15 Français. Il s’est abîmé jeudi en Méditerranée après avoir disparu des écrans radar. Les premiers débris de l’Airbus A320 ont été découverts à 290 kilomètres au nord d’Alexandrie par les avions et navires déployés par l’armée égyptienne. Des sièges d’avion et des valises ont été repêchés vendredi au large des côtes égyptiennes.

Plusieurs responsables américains ont affirmé que le Pentagone et les services des renseignements américains n’avaient pas détecté de traces d’explosion brutale de l’avion, comme cela avait été le cas pour l’A321 russe disparu au-dessus du Sinaï en novembre 2015. (ats/nxp)

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