Les responsables du FFS font l’impasse sur Tamazight !



Les dirigeants du FFS qui se sont succédé à la tribune, avant-hier lors du meeting organisé à Tizi Wezzu,  n’ont soufflé aucun mot sur la langue Tamazight. Pour ne pas gêner et « offusquer », les dizaines de militants arabophones algériens présents dans la salle, ils ont préféré mettre l’impasse sur la langue et l’identité Amazighes.  

Les responsables du FFS continuent, contre vents et marée, de parler d’une Algérie « une et indivisible ».  Le FFS de 2016 a tourné carrément son dos à l’identité Amazighe, pourtant cette formation politique n’organise ses activités politiques qu’en Kabylie. Ce parti ne gagnera jamais le cœur des algériens malgré son attachement à l’arabisation. A Tizi Wezzu, le premier secrétaire de ce parti, Bouchafaa de Constantine, s’est contenté de critiquer le régime algérien plus particulièrement sur le plan économique, pour éviter les sujets qui fâcheront le régime. Un  discours démagogique prononcé dans un arabe châtié que rares sont les kabyles qui l’ont vraiment compris.

« A écouter le FFS, on dirait qu’il parle d’un autre pays qui n’est pas la Kabylie. Au fait, ils parlent de tout sauf de la Kabylie. Leur discours n’a rien à avoir avec la réalité du terrain. D’ailleurs, le FFS a perdu tout le terrain », résume un confrère journaliste qui a assisté, lui aussi, au meeting du FFS. Par ailleurs, il est utile de signaler que parmi les kabyles qui ont répondu à l’appel du FFS, il n y a que des proches des élus et le reste est constitué de vieux de plus de 50 ans qui ont toujours la nostalgie de ce parti. Les jeunes restent les grands absents de ce meeting, qui a regroupé quelques 2000 personnes.

Lounès B pour Tamurt 

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