Les superfemelles à l’assaut de la savane



Les superfemelles, ou spécimens du « troisième sexe » de l’agame barbu (Pogona vitticeps), pourraient supplanter les femelles ordinaires. Du moins, c’est ce qu’estiment certains spécialistes en la matière.

C’est un fait avéré: la différenciation sexuelle de plusieurs reptiles ovipares est déterminée non seulement par leur génotype, mais aussi par la température d’incubation des œufs.

Ces derniers temps, les scientifiques ont constaté avec inquiétude la croissance du nombre de superfemelles (femelles avec des chromosomes masculins, ndlr) parmi les agames barbus (Pogona vitticeps) à cause d’une canicule anormale.

Ce fait, poursuit les biologistes, est d’autant plus inquiétant que les superfemelles pourraient supplanter à l’avenir les femelles normales: les spécimens du « troisième sexe » pondent beaucoup plus d’œufs et font preuve d’une endurance physique hors-norme.

Décidés à donner du poids à leur hypothèse, les scientifiques ont comparé la taille, les caractéristiques physiologiques et le comportement de 20 superfemelles, de 55 mâles et de 40 femelles ordinaires de Pogona vitticeps.

Au terme de leur recherche, les biologistes ont réussi à démontrer que les superfemelles ressemblent à s’y méprendre aux mâles: leurs queues sont plus longues et leur température corporelle se maintient à un niveau relativement élevé. En outre, elles ont des habitudes comportementales qui les rapprochent encore davantage des mâles: taux d’activité élevé, agressivité, endurance, pour n’en citer que quelques-unes.

Ainsi, tous ces facteurs conjugués, les superfemelles pourraient provoquer à la longue l’extinction massive des femelles normales et au bout du compte, une perturbation importante au sein de l’écosystème local.

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