Les supporters de foot les plus agressifs classés par pays



Au vu des événements qui ont lieu en France pendant l’Euro 2016, Berlingske et Thomas Gravgaard, expert en cultures internationales des hooligans du football et commentateur sur la chaîne 6’eren, dressent des portraits succincts des supporters de foot parmi tous les pays y participant.

« La principale prémisse de l’étude a été la pertinence du problème compte tenu de la menace terroriste. La police est occupée à prévenir un attentat et à chercher des bombes, ce qui est une opportunité pour les hooligans insidieux d’agir hors de leur champ de vue. »

1. Angleterre

L’idée même de la violence dans le football est née en Angleterre dans les années 1960-1970. Les supporters anglais sont prêts à affronter le feu et le déluge pour leur équipe. A leurs yeux, la bagarre en dehors de la pelouse est une poursuite de la bataille sportive qui se joue sur le terrain de foot. La bagarre est un moyen de témoigner aux joueurs leur soutien. Mais aujourd’hui, les hooligans anglais ne sont plus les plus agressifs malgré la réputation de brutalité qui leur colle à la peau.

2. Pologne

Les amateurs de foot polonais sont considérés aujourd’hui comme les ultras les plus agressifs. Dans les bagarres ils utilisent ouvertement des couteaux et d’autres armes. Thomas Gravgaard n’est pas surpris par le fait que les Polonais aient fait venir en France leur « super équipe », mais il doute que les supporters mettent de côté leurs rivalités internes. La culture polonaise des ultras se distingue par son arrogance et l’absence de limites morales. La Pologne est un petit pays constamment dénigré, elle a toujours obéi tantôt à la Russie, tantôt à l’Allemagne. Désormais, la Pologne affiche son agressivité en agissant de manière à ce que tout le monde la craigne. En battant les Anglais dans les bagarres en 1993, les Polonais se sont installés sur le trône des rois des hooligans.

3. Allemagne

Les hooligans allemands vivent aujourd’hui une période favorable, pratiquement personne ne les contrôle ces six derniers mois. Traditionnellement les supporters anglais sont considérés comme l’ennemi numéro 1 des Allemands, mais aujourd’hui les hooligans allemands cherchent à s’attaquer à quelqu’un d’autre pour attirer l’attention. Il est primordial pour les Allemands d’être plus forts que les autres, et aujourd’hui il ne fait aucun doute qu’ils porteront leur regard sur la Russie.

4. Roumanie

Les hooligans roumains représentent un groupe réduit mais tenace, qui s’active pendant les rencontres entre les ennemis jurés — les équipes de Roumanie et de Hongrie. Les Hongrois pensent que l’époque de la prospérité de la Roumanie est révolue, c’est pourquoi ils regardent les Roumains de haut. Cependant, Thomas Gravgaard suppose que si ces deux groupes de supporters s’affrontaient, c’est la Hongrie qui en sortirait vainqueur.

5. Russie

La culture russe des supporters de foot n’a pas besoin de présentations. Si le championnat d’Europe de football devenait le championnat d’Europe du hooliganisme, la Russie serait la favorite. Du moins, c’est ce qui ressort de la démonstration de force russe à Marseille. Les hooligans russes sont de grands professionnels, ils ne boivent pas, font de la musculation et font penser à une formation militaire. Mais ils ont facilement des conflits avec les représentants d’autres pays.

6. Hongrie

Il ne faut pas sous-estimer les hooligans hongrois. « Ils causeront des problèmes à n’importe qui en décidant d’agir. » Les ultras hongrois sont particulièrement hostiles envers la Russie et la Roumanie.

7. Ukraine

Les supporters ukrainiens rappellent quelque part les Russes, le nationalisme est propre aux deux nations, on peut donc dire qu’ils représentent le hooliganisme dans sa forme authentique. Les Ukrainiens sont très déterminés et n’apprécient ni la bière ni l’hystérie. Tout comme les Polonais, ils adoptent un comportement agressif s’ils se sentent lésés.

8. Irlande

Contrairement à bien d’autres cultures de football, il n’y a pas de tradition de fanatisme en Irlande. La haine des Irlandais envers les Anglais est si forte, qu’ils cherchent simplement à prendre le contrepied de leurs rivaux, et donc, pendant que les Anglais se battent, les supporters irlandais montrent volontiers qu’ils aiment s’amuser, boire un verre et parler amicalement. « C’est sans doute le public le plus joyeux de l’Euro, ils chantent tout le temps, même quand ils perdent tous les matchs. »

9. Turquie

La colère des Turcs peut être infinie, mais ils peuvent aussi être des supporters amicaux. Tout homme qui s’intéresse un tant soit peu au foot est prêt à participer à une bagarre parce qu’il déborde d’émotions, ou presque. Il n’y a pas de véritables équipes de supporters en Turquie, mais leur groupe fait potentiellement partie des plus grands, car tous les Turcs s’unissent contre un ennemi commun, et il suffit d’une étincelle pour que leur passion pour le foot se transforme en rage. L’Angleterre est l’ennemi juré de la Turquie, sachant que l’histoire des affrontements entre les Turcs et les Anglais compte pas mal d’années. Dans les bagarres, les Turcs utilisent des couteaux et considèrent les Anglais, qui ne veulent pas utiliser d’armes blanches, comme des trouillards. Alors que les Anglais se souviennent comment des Turcs ont poignardé plusieurs de leurs supporters en portant jusqu’à 30 coups à chacun d’eux. Un affrontement entre les hooligans de ces deux pays pourrait entraîner d’importants troubles, tout comme un affrontement entre les ultras lors d’un match Russie-Turquie.

10. France

Les Français sont également de grands amateurs de foot, mais les conflits se produisent plus souvent entre les supporters de différents clubs français que pendant les matchs internationaux de l’équipe de France. Mais une chose est sûre: les supporters français défendront leurs villes, par conséquent les fauteurs de troubles devront se battre.

11. Croatie

Dans d’autres circonstances, la Croatie pourrait être prise au sérieux au championnat des hooligans. Mais aujourd’hui l’équipe nationale est placée sous la direction indirecte de Zdravko Mamic qui, étant le leader du Dinamo Zagreb, s’est brouillé avec les supporters de cette équipe, qui le « punissent » donc en refusant de soutenir l’équipe de Croatie. Mais ils ne seront certainement pas suivis par les supporters du principal rival du Dinamo — Gayduk Split, même s’ils étaient du côté des supporters du Dinamo dans leur conflit avec Mamic.

12. Suède

La culture du hooliganisme en Suède est vaste et active, mais rien n’indique que la fierté nationale des supporters sera plus forte que celle des clubs. Les supporters suédois se détestent si fort qu’ils ne peuvent pas oublier leurs conflits internes. Thomas Gravgaard compare cette situation à la confrontation entre les équipes danoises Brøndby IF et FC Copenhague.

13. Pays de Galles

Les hooligans du pays de Galles ressemblent à leurs collègues anglais saouls qui adorent les vêtements arborant des symboles de football. Ils se caractérisent par une profonde fierté nationale, mais récemment ils ont fait un effort et ont fait front ensemble contre les supporters russes. « Je n’ai jamais vu ça », déclare Thomas Gravgaard. Comme les Anglais, de nombreux hooligans du pays de Galles ne sont pas autorisés à assister aux matchs internationaux à cause de leur comportement agressif. Le supporter gallois se situe quelque part entre ses homologues anglais et irlandais: il est de bonne humeur, mais peut riposter si besoin.

14. Islande

Il n’y a pas de hooligans en Islande. Au lieu de cela, tous les habitants du pays soutiennent leur équipe. « A l’heure actuelle, un foyer sur cinq est vide, donc la seule chose qui pourrait provoquer des troubles c’est si quelqu’un partait en Islande pour voler dans les maisons des objets de valeur. » Les supporters islandais célèbrent les succès de leur équipe, par conséquent l’Islande ne représente aucune menace à la sécurité.

15. Albanie

L’Albanie est absorbée par les événements et tellement heureuse de sa participation qu’il est peu probable que les supporters albanais gaspillent leur temps à se bagarrer.

16. Autriche

Les supporters autrichiens ont un certain penchant pour la violence, mais ce n’est pas une raison pour ne pas en dormir la nuit, rassure Thomas Gravgaard.

17. Irlande du Nord

Les supporters qui suivent les succès de l’équipe nationale soutiennent la Grande-Bretagne et ont une grande tradition de hooliganisme. Ils se prennent pour des soldats, des « hooligans du foot classiques et stéréotypés ».

18. Suisse

Les supporters suisses les plus actifs sont les ultras du FC Zurich, sachant que beaucoup d’entre eux sont interdits de stade. Certains se souviennent des violents affrontements entre hooligans suisses et supporters de l’équipe danoise Brøndby IF.

19. Italie

Les ultras italiens s’intéressent davantage à la compétition entre les clubs qu’à l’équipe nationale. La culture italienne des supporters ressemble à la française, et Thomas Gravgaard ne prédit aucun problème de la part des Italiens pendant l’Euro 2016.

20. Belgique

Les hooligans belges se répartissent en flamands et en wallons. Si l’équipe nationale était composée uniquement des représentants de l’une de ces ethnies, les supporters manifesteraient une activité internationale. Mais l’équipe de Belgique mixte ne les inspire pas.

21. Portugal

L’équipe de ce pays reçoit un soutien exclusivement pacifique.

22. République tchèque

L’AC Sparta Prague possédait quelques supporters agressifs, mais ils ne manifestent plus aucune activité, par conséquent il n’y a rien à craindre.

23. Slovaquie

Les supporters de foot les plus agressifs classés par pays

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Sputnik. Andrei Stenin
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La Slovaquie fait partie des rares pays d’Europe de l’Est qui ne participent pas notablement aux batailles des supporters pour le pouvoir.

24. Espagne

Tout comme le Portugal, la culture des supporters de football est pacifique en Espagne.

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