Les vacances du wali à Tigzirt provoquent l’ire de la population !



En vacances depuis la semaine dernière à la ville touristique de Tigzirt, (45 km au nord de Tizi Ouzou), le wali de la même wilaya, Brahim Merad, a provoqué la colère des habitants de la région.

Au deuxième jour de son séjour dans cette petite ville côtière, envahie par les aoutiens, le premier magistrat de Tizi-Ouzou semble découvrir les embouteillages qui étouffent carrément la ville en cette période. De rechef, notre auguste magistrat signe un arrêté pour interdire la circulation des poids lourds au niveau de la ville jusqu’au 1er septembre. Dans d’autres circonstances, la mesure aurait été applaudie. Seulement voilà, il y a un hic ! Cette décision a provoqué l’ire puis la révolte des habitants de Tigzirt-sur-mer.

Aussi tôt dans la matinée de ce vendredi, des dizaines de jeunes manifestants ont bloqué à la circulation automobile des deux principaux axes routiers qui mènent vers la ville. La raison ? La célérité de la décision sans aucune communication et son opportunité.

Cette action de protestation a porté ses fruits dans les heures qui ont suivi le mouvement. Ne voulant sans doute pas provoquer la population, le wali s’est vite rétracté et a annulé sa décision. «Le wali de notre wilaya n’a fait qu’afficher son mépris envers nous. Si le problème d’embouteillages existe, il doit trouver une solution auparavant et d’une manière durable. Pourquoi il a limité d’abord l’interdiction des poids lourds à la durée de ses vacances dans notre ville ? En plus, il devait informer les entrepreneurs des travaux publics de cette décision avant le début de la saison estivale afin qu’ils puissent prendre les mesures nécessaires. Ce n’est pas qu’une fois leurs chantiers sont lancés, en plus avec permis de construire, qu’on leur interdit de s’approvisionner en matériaux utiles à leurs travaux», a fulminé un des initiateurs de ce mouvement de protestation joint au téléphone.

La décision de M. Brahim Merad fait rappeler aux habitants de Tigzirt-sur-mer les vacances d’un autre wali durant les années 1970. A l’époque, ce ponte du régime réservait à sa famille la moitié de la grande plage de la ville et mobilisait des policiers pour sa surveillance. Dans sa grande générosité, il laissait l’autre moitié de la plage à la plèbe des montagnes qui descendait pour se goûter aux plaisirs de l’eau.

Abdenour Igoudjil

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