L’Euro 2016, « une belle vitrine de la France »… en pleine grogne sociale



Manifestations, bagarres, grèves… Les autorités françaises n’ont que faire de ces problèmes. L’essentiel et que l’Euro 2016 « soit une belle vitrine de la France », quitte à mettre couteau sous la gorge de ses compatriotes.

Alors que le pays est confronté à une grogne sociale généralisée avant l’ouverture du 3e événement sportif mondial, que les conducteurs des lignes de transports ferroviaires qui desservent le Stade de France, où aura lieu vendredi soir le match d’ouverture de l’Euro 2016 opposant la France et la Roumanie, ont prévenu qu’ils seraient massivement en grève, le premier ministre Manuel Valls souhaite que la compétition qui débute vendredi « soit une belle vitrine de la France », se disant « déterminé à ce que les choses se passent dans les meilleures conditions ».

« La France est prête à accueillir cet Euro; chacun dans ce moment-là doit être responsable et patriote », a-t-il réclamé jeudi, cité par l’AFP.

Pourtant, les propos du ministre ne sont pas dépourvus de sens. C’est le président français François Hollande qui a affirmé que « l’Etat prendra(it) toutes les mesures qui seront nécessaires » face aux grèves, qui perturbent le pays.

« Je serai extrêmement attentif et vigilant et dans la journée de demain, s’il doit y avoir des décisions, elles seront prises », a affirmé le chef de l’Etat, menaçant ainsi à ces compatriotes de prendre les mesures adéquates.

« Nous faisons en sorte que ceux qui peuvent transporter transportent, que ceux qui peuvent accueillir accueillent », a promis M. Hollande.

Y-aura-t-il des réquisitions? La réponse n’est pas encore connue… Mais il ne faut pas oublier que cette mesure peut être ordonnée par décret du Conseil des ministres ou par arrêté du préfet, selon l’article L2215-1 du Code général des collectivités territoriales. En cas de refus, les grévistes sont passibles d’une peine de six mois d’emprisonnement et de 10.000 euros d’amende.

Bien qu’aucune mesure concrète ne soit prise pour le moment, les Français se tiennent déjà sur leurs gardes. Ainsi le syndicat SUD-Rail a « condamné les prises de position » du gouvernement dans un communiqué diffusé dans la soirée.

Après avoir attaqué le code du travail, le gouvernement viserait-il maintenant, sous couvert d’un événement sportif, à attaquer le droit constitutionnel de faire grève?

La réponse ne tardera pas à venir.

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